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	<title>LABOKLIN aktuell 2025 &#8211; LABOKLIN Europe</title>
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	<description>Laboratory for clinical diagnostics</description>
	<lastBuildDate>Mon, 14 Sep 2026 11:18:50 +0000</lastBuildDate>
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		<title>La table ronde d&#8217;experts au sujet du syndrome de Cushing</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/la-table-ronde-dexperts-au-sujet-du-syndrome-de-cushing/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 09:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Table ronde d'experts sur le syndrome de Cushing : connaissances spécialisées sur les symptômes, le diagnostic et le traitement chez le chien et le chat – expliquées de manière concise et pratique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>La table ronde d&rsquo;experts Laboklin spécialisé dans le domaine du syndrome de Cushing est désormais une institution reconnue. Trois à quatre fois par an, il se penche sur un grand nombre de questions pratiques. Des spécialistes en endocrinologie, pharmacologie et chirurgie partagent leurs connaissances sur l&rsquo;état actuel de l&rsquo;expérience clinique et les découvertes scientifiques relatives au syndrome de Cushing.</p>
<p>Les experts suivants étaient présents :<br />
<strong>Prof. Dr Wolfgang Bäumer</strong>, Dipl. ECVPT, directeur de l&rsquo;Institut de pharmacologie et de toxicologie du département de médecine vétérinaire de l&rsquo;université FU Berlin ; <strong>Prof. Dr Nadja Sieber-Ruckstuhl</strong>, Dipl. ACVIM et ECVIM-CA, responsable du service d&rsquo;endocrinologie, clinique de médecine des petits animaux, Université de Zurich ; <strong>PD Dr Astrid Wehner</strong>, Dipl. ECVIM-CA, médecin-chef en médecine interne spécialisée en endocrinologie, LMU Munich ; <strong>PD Dr Florian Zeugswetter</strong>, directeur du service d&rsquo;endocrinologie, clinique universitaire pour petits animaux de Vienne ; <strong>Dr Pieter Nelissen</strong>, Dipl. ECVS, spécialiste RCVS, directeur général et médecin-chef en chirurgie, Frontier Kleintierspezialisten Hergolding.</p>
<p>Le Dr Zeugswetter commence par une introduction sur la <strong>nomenclature actuelle</strong> du syndrome de Cushing : il explique que la Société européenne d&rsquo;endocrinologie vétérinaire (ESVE) s&rsquo;est mise d&rsquo;accord sur une standardisation des termes dans le cadre d&rsquo;un projet (« ALIVE »). Il a été convenu de désigner sous le nom de syndrome de Cushing (SC) les maladies provoquées par un excès de substances à effet glucocorticoïde. On distingue les formes iatrogènes et le syndrome de Cushing acquis naturellement. Le SC acquis naturellement peut être subdivisé en formes dépendantes de l&rsquo;ACTH et formes indépendantes de l&rsquo;ACTH. Le SC hypophysaire classique fait partie des variantes dépendantes de l&rsquo;ACTH. En revanche, les tumeurs corticosurrénales qui produisent des hormones de manière autonome sont indépendantes de l&rsquo;ACTH. Il existe également des formes particulières, telles que le SC sous-diagnostiqué (anciennement « atypique »), qui se caractérise par des symptômes cliniques typiques sans que les tests fonctionnels établis ne permettent d&rsquo;établir un diagnostic clair. Cette systématisation a pour but de faciliter la communication scientifique et d&rsquo;améliorer la classification clinique.</p>
<p>Le prochain thème abordé lors de cette table ronde est consacré aux<strong> symptômes cliniques</strong>. La Prof. Dr. Sieber-Ruckstuhl souligne que la majorité des chiens atteints de SC présentent les symptômes classiques de polyurie et polydipsie (PU/PD) ainsi que de polyphagie. La PU/PD est présente dans plus de 80 % des cas, tandis qu&rsquo;une augmentation de la consommation alimentaire survient dans plus de 50 % des cas. Elle souligne toutefois qu&rsquo;une certaine proportion de patients ne présente pas ces symptômes de manière évidente. Cela s&rsquo;explique notamment par le fait que les propriétaires de chiens et les vétérinaires sont de plus en plus attentifs aux signes précurseurs subtils et que les animaux concernés sont aujourd&rsquo;hui souvent présentés à un stade précoce de la maladie. L&rsquo;examen clinique général révèle un abdomen volumineux mais souple, une peau fine et plutôt sèche, une redistribution des graisses (par exemple, obésité tronculaire) et une atrophie musculaire.</p>
<p>Les participants souhaitent savoir ce qu&rsquo;est une <strong>calcinose cutanée</strong>, comment la classer par rapport au SC et comment la traiter. PD Dr Florian Zeugswetter explique qu&rsquo;il s&rsquo;agit de dépôts de calcium dans la peau, qui se manifestent principalement dans la région du cou et du dos, mais aussi dans la région inguinale ou au niveau des extrémités. Son apparition est presque exclusivement décrite en relation avec une exposition aux glucocorticoïdes, ce qui fait de la calcinose cutanée un signe quasi pathognomonique du SC. Certaines races telles que le Staffordshire Bull Terrier, le Pitbull Terrier et le Rottweiler présentent une prédisposition particulière. Sur le plan clinique, cette altération cutanée est souvent impressionnante et peut varier en intensité. Le Prof. Dr Bäumer explique que la meilleure option thérapeutique consiste à traiter systématiquement le syndrome de Cushing. Des shampooings kératolytiques ou des solutions de DMSO (non autorisées !) sont envisagés comme mesures de soutien, même si les preuves à cet égard sont limitées.</p>
<p>Interrogée sur la fréquence de <strong>l&rsquo;hypertension systémique</strong> chez les chiens atteints du syndrome de Cushing, PD Dr. Astrid Wehner souligne qu&rsquo;environ 80 % des patients atteints de cette maladie en sont affectés. À partir d&rsquo;une pression artérielle systolique de 160 mmHg, une surveillance étroite est indiquée. Les valeurs supérieures à 180 mmHg comportent un risque élevé de lésions des organes cibles, en particulier rénales et cardiovasculaires. La pression artérielle doit donc être mesurée chez tous les patients atteints du syndrome de Cushing.</p>
<p>PD Dr Astrid Wehner est également disponible pour une petite digression sur <strong>la protéinurie</strong>. Presque un chien sur deux atteint de SC présente une protéinurie, le rapport protéines/créatinine dans l&rsquo;urine (U-P/C) est généralement entre 1 et 3. Mais une protéinurie sévère avec un rapport U-P/C nettement plus élevé est également possible. La cause exacte n&rsquo;est pas claire. Chez une partie des patients, une hypertension systémique concomitante en est certainement la cause. PD Dr Astrid Wehner souligne toutefois que les données de l&rsquo;étude montrent à la fois une sclérose glomérulaire et des lésions tubulaires. Néanmoins, malgré ces changements, la plupart des patients ne développent pas d&rsquo;azotémie et la protéinurie ne semble pas avoir d&rsquo;importance pronostique. Elle régresse souvent sous traitement efficace, mais pas dans tous les cas. PD Dr Wehner, Dr Zeugswetter et la Prof. Sieber-Ruckstuhl s&rsquo;accordent à dire que la protéinurie associée au syndrome de Cushing chez le chien ne doit pas être traitée séparément.</p>
<p><strong>Les chats</strong> peuvent également développer le syndrome de Cushing, bien que cela soit bien plus rare que chez les chiens. Dr. Astrid Wehner répond à la question concernant les différences par rapport aux chiens. Elle explique que la forme féline du SC est souvent associée au diabète sucré. Ce phénomène existe également chez le chien, mais pas dans la même mesure. Jusqu&rsquo;à 80 % des chats atteints de SC sont également diabétiques. Sur le plan clinique, on observe principalement une polyurie et une polydipsie associées à un diabète sucré souvent difficile à traiter. Cependant, contrairement au chien, celle-ci est nettement moins prononcée chez les chats qui ne souffrent pas de diabète sucré. Comme chez le chien, une augmentation de la consommation alimentaire est un signe clinique typique du SC. Les chats atteints perdent du poids. Cette perte s&rsquo;accompagne d&rsquo;une diminution significative de la masse musculaire, qui est également fréquente chez le chien. Comme chez le chien, les chats présentent un abdomen pendulaire caractéristique et volumineux. La peau est fine, sèche et squameuse. C&rsquo;est également le cas chez le chien atteint de SC, de sorte que chez ces deux espèces animales, les veines abdominales peuvent être particulièrement visibles. Chez le chat, cependant, ce phénomène est si prononcé qu&rsquo;il en résulte une grande fragilité de la peau. Les plaies qui cicatrisent mal sont donc fréquentes et même une prise en main un peu trop brusque du chat peut provoquer de grandes déchirures cutanées. L&rsquo;évolution de la maladie chez les chats est généralement insidieuse, ce qui rend le dépistage précoce difficile.<br />
Le Dr Nelissen rapporte que <strong>les tumeurs surrénales</strong> sont légèrement moins fréquentes chez les chats que chez les chiens, mais qu&rsquo;elles constituent néanmoins un diagnostic différentiel pertinent. Les tumeurs du cortex surrénal chez les chats peuvent produire de l&rsquo;aldostérone ou des hormones sexuelles en plus ou à la place du cortisol. Les symptômes peuvent être très similaires, mais le diagnostic est plus difficile à établir. La professeur Sieber-Ruckstuhl explique que parfois, un changement dans le comportement sexuel, par exemple un marquage soudain chez les chats castrés ou un comportement de chaleur chez les chattes, peut être un indice. Lors de l&rsquo;examen général, il convient de vérifier chez les chats suspects s&rsquo;ils présentent des pointes péniennes, qui n&rsquo;apparaissent normalement que chez les animaux non castrés.</p>
<p>Ensuite, <strong>le syndrome de Cushing iatrogène</strong> est brièvement thématisé. Il survient relativement souvent chez le chien, plus rarement chez le chat. La question est de savoir à partir de quelle dose et avec quel type de glucocorticoïdes administrés il faut s&rsquo;y attendre. La Prof. Dr Sieber-Ruckstuhl souligne qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;y répondre de manière générale. Le SC iatrogène peut être déclenché par des doses très faibles de glucocorticoïdes, en particulier lorsqu&rsquo;ils sont administrés à long terme. Il existe une sensibilité individuelle très élevée, les chiens de grande taille réagissant souvent de manière particulièrement sensible. Le test de choix dans les cas où il faut distinguer un SC iatrogène d&rsquo;un SC naturel est le test de stimulation à l&rsquo;ACTH. En cas de SC iatrogène, il fournit un résultat auquel on pourrait s&rsquo;attendre en cas d&rsquo;hypoadrenocorticisme (aucune stimulation ou stimulation dans la zone grise).</p>
<p><strong>Le diagnostic</strong> du SC est un autre thème central. Il s&rsquo;agit tout d&rsquo;abord de la problématique du prétraitement aux glucocorticoïdes. La Prof. Dr. Sieber-Ruckstuhl indique qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucune donnée valide dans la littérature concernant l&rsquo;intervalle optimal entre un traitement aux glucocorticoïdes et un test fonctionnel. Celui-ci dépend du médicament, du dosage, de la durée du traitement et de la sensibilité individuelle. Chez certains patients, une réaction normale est observée après seulement une semaine, tandis que chez d&rsquo;autres, cela peut prendre plusieurs mois avant que l&rsquo;effet disparaisse complètement. La durée généralement indiquée est de 6 à 8 semaines. Le professeur Bäumer ajoute que de nombreux médicaments peuvent influencer les taux de cortisol : ainsi, le butorphanol augmente les taux de cortisol, tandis que des substances telles que la trazodone, le lokivetmab et le bedinvetmab peuvent les réduire, notamment en diminuant le stress et la douleur. Cela nécessite une interprétation particulièrement minutieuse des résultats des tests.</p>
<h2>Le groupe « ALIVE » de l&rsquo;ESVE déconseille explicitement la réalisation d&rsquo;analyses hormonales pour le diagnostic interne.</h2>
<p>Le Dr Zeugswetter est d&rsquo;accord avec les autres experts sur le fait qu&rsquo;une seule valeur basale de cortisol n&rsquo;est pas suffisante pour établir un diagnostic. Chez les chiens atteints de SC, la surexposition au cortisol résulte généralement d&rsquo;une fréquence accrue des pics de cortisol libérés. Une valeur sanguine déterminée de manière aléatoire peut se situer dans la fenêtre temporelle d&rsquo;un pic de sécrétion ou pendant une pause. Il n&rsquo;est pas possible de faire la distinction avec un patient sans SC, ni dans la marge haute ni dans la marge basse.</p>
<p><strong>Le rapport cortisol/créatinine dans l&rsquo;urine</strong> (UCC) peut servir d&rsquo;indication initiale, mais doit toujours être complété par des tests fonctionnels. La Prof. Dr. Sieber-Ruckstuhl recommande d&rsquo;analyser au moins trois échantillons individuels. Les échantillons d&rsquo;urine regroupés peuvent fausser le résultat. L&rsquo;urine doit être prélevée à domicile par le propriétaire. Après une visite chez le vétérinaire, il faut attendre au moins deux jours avant de commencer le prélèvement (car le stress provoqué par la visite chez le vétérinaire peut durer aussi longtemps).</p>
<p>Le PD Dr Florian Zeugswetter présente aux participants le test à <strong>la dexaméthasone à faible dose</strong> (LDDST) plus en détail. Ce test est généralement considéré comme le test de choix pour confirmer le diagnostic. Cependant, le LDDST est influencé par les situations dans lesquelles la sécrétion de cortisol est accrue (stress émotionnel ou lié à une maladie). Un résultat positif ne confirme donc un SC que dans le contexte d&rsquo;un tableau clinique approprié et après exclusion d&rsquo;autres maladies.<br />
Après l’administration de dexaméthasone, la production physiologique de cortisol par l&rsquo;organisme est réduite. On s&rsquo;attend à une suppression de la concentration sérique-cortisol en dessous d&rsquo;un seuil défini. Chez la plupart des patients atteints du syndrome de Cushing, cette suppression manque. La valeur sur 8 heures est principalement utilisée pour l&rsquo;interprétation. Pour obtenir un résultat clair, une suppression réduite doit également être visible pour la valeur intermédiaire (généralement 4 heures). Classiquement, le test est interprété comme négatif (= absence de SC) lorsque la valeur sur 8 heures est inférieure au seuil, quel que soit le comportement de la valeur intermédiaire après 3 à 4 heures. Un résultat négatif n&rsquo;est pas toujours définitif, de sorte qu&rsquo;en cas de suspicion clinique persistante, il est nécessaire de répéter le test ou d&rsquo;effectuer des tests alternatifs. Pour <strong>les chats</strong>, le LDDST est également la méthode de choix, mais la dose de dexaméthasone doit être ajustée à 0,1 mg/kg (soit dix fois plus que pour les chiens).</p>
<p>Il y a encore des questions du public concernant la réalisation du LDDST. L&rsquo;une d&rsquo;elles porte sur la concentration des préparations à base de dexaméthasone. Une certaine confusion règne à ce sujet, car certaines sources bibliographiques mentionnent la conversion des concentrations efficaces. Le Prof. Dr Bäumer fait explicitement référence à l&rsquo;indication de la concentration en dexaméthasone sur le produit. Dans les pays germanophones, celle-ci est toujours indiquée (« correspond à x mg de dexaméthasone »). Les participants souhaitent également savoir comment procéder à une dilution pratique de la dexaméthasone chez les très petits patients. Le Dr. Zeugswetter donne ici son aide : si l&rsquo;on ajoute 1 ml d&rsquo;une préparation à 2 % de dexaméthasone (2 mg/ml) à 9 ml de NaCl à 0,9 % (bien mélanger), cela correspond à une quantité de principe actif de 0,2 mg/ml. Le dosage est ainsi beaucoup plus facile. Avec une concentration de dexaméthasone de 4 mg/ml, ajouter 0,5 ml de dexaméthasone à 9,5 ml de NaCl à 0,9 % pour obtenir une quantité de principe actif de 0,2 mg/ml.</p>
<p>En ce qui concerne <strong>le traitement</strong>, le trilostane est au premier plan. Ce médicament inhibe la synthèse du cortisol par un blocage enzymatique réversible. Le Prof. Dr Bäumer souligne que malgré la réversibilité, une nécrose irréversible du cortex surrénal peut survenir dans de rares cas, entraînant un hypoadrenocorticisme permanent. Quant au dosage, il est préférable d&rsquo;administrer deux fois par jour de petites quantités plutôt qu&rsquo;une seule fois par jour une dose élevée. Cela réduit le risque d&rsquo;effets secondaires, en particulier chez les chiens de grande race. PD Dr Astrid Wehner recommande la prudence chez les patients atteints d&rsquo;une maladie rénale chronique. La réduction du cortisol peut diminuer le taux de filtration glomérulaire et ainsi aggraver l&rsquo;évolution de la maladie.<br />
Dr. Nelissen complète les options chirurgicales : en cas de tumeurs surrénales, l&rsquo;adrenalectomie est le traitement de choix, car environ 50 % des cas sont des carcinomes. Le taux de complications d&rsquo;une telle opération a considérablement diminué ces dernières années grâce aux techniques chirurgicales modernes et aux progrès réalisés dans le domaine de l&rsquo;anesthésie. Même en cas de rupture vasculaire, une ablation chirurgicale reste possible. Si un patient est déjà traité au trilostane, il convient d&rsquo;arrêter le traitement 24 à 48 heures avant l&rsquo;opération. La glande surrénale controlatérale restante est généralement atrophiée et nécessite un certain temps pour reprendre sa fonction. Après l&rsquo;opération, il convient donc de prescrire une faible dose de cortisone, qui sera progressivement réduite sur une période de 4 à 6 semaines.</p>
<p><strong>Le suivi</strong> a également fait l&rsquo;objet d&rsquo;une discussion approfondie. Le Dr Florian Zeugswetter privilégie à cet effet la détermination du cortisol avant la prise du comprimé comme option économique, à condition que l&rsquo;état clinique du patient soit stable et qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de suspicion de surdosage en trilostane. Le prélèvement sanguin est effectué peu avant la prochaine administration de trilostane recommandée. La Prof. Dr. Sieber-Ruckstuhl recommande de réaliser deux mesures à une heure d&rsquo;intervalle afin de tenir compte des effets des pics aléatoires et des réactions de stress. Une mesure du cortisol est effectuée au moment de l&rsquo;administration du trilostane et une heure plus tard. L&rsquo;administration du trilostane n&rsquo;a lieu que le jour même, après le deuxième prélèvement sanguin. Cela permet de « compenser » les concentrations élevées de cortisol induites par le stress ou les concentrations accidentellement basses, ce qui peut conduire à une meilleure évaluation du patient. PD Dr Wehner rappelle qu&rsquo;une perte d&rsquo;appétit ou une baisse de vitalité peuvent être des signes précurseurs d&rsquo;un surdosage en trilostane. Le test de stimulation à l&rsquo;ACTH offre la plus grande sécurité en termes d&rsquo;évaluation d&rsquo;un éventuel surdosage et doit toujours être utilisé lorsque le patient présente des symptômes cliniques. Elle souligne également que le risque d&rsquo;hypoadrenocorticisme induit par le traitement augmente avec la durée du traitement. Une surveillance étroite et à vie au moyen d&rsquo;une stimulation à l&rsquo;ACTH ou d&rsquo;une mesure du cortisol pré-pillule est donc indispensable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr. Jennifer von Luckner</em></p>

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		<title>L’hypothyroïdie chez le chien : précision diagnostique grâce à des méthodes modernes – Focus rT3 et LC-MS/MS</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/lhypothyroidie-chez-le-chien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 10:32:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[En matière de diagnostic précis de l'hypothyroïdie canine, la mesure de la rT3 et les analyses par LC-MS/MS fournissent des informations essentielles, en particulier en cas de doute.]]></description>
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			<p>L&rsquo;hypothyroïdie chez le chien est considérée comme une endocrinopathie classique présentant des manifestations cliniques typiques. Malgré ces symptômes apparemment clairs, son diagnostic correct représente un défi considérable. De nombreuses études rétrospectives montrent que jusqu&rsquo;à 70 % des chiens traités à la lévothyroxine (L-thyroxine) ne présentent pas d&rsquo;hypothyroïdie. Un écart considérable entre le taux de diagnostic et la prévalence réelle (estimée entre 0,07 et 0,23 %) souligne la nécessité d&rsquo;un diagnostic plus différencié. Les maladies non thyroïdiennes (NTI), les effets des médicaments et les erreurs d&rsquo;interprétation liées aux méthodes utilisées compliquent l&rsquo;établissement d&rsquo;un diagnostic correct.</p>
<p>Une initiation thérapeutique non critique à la L-thyroxine comporte le risque de négliger des maladies sous-jacentes importantes et d&rsquo;augmenter inutilement la charge métabolique. En cas de maladie cardiaque concomitante ou d&rsquo;hypoadrenocorticisme non traité/non diagnostiqué, cela peut entraîner une décompensation et être potentiellement fatal.</p>
<p>Dans cette zone d&rsquo;ombre diagnostique, de nouvelles approches telles que la détermination de la T3 inverse (rT3) et l&rsquo;analyse des paramètres pertinents par chromatographie liquide suivie d&rsquo;une spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS) ouvrent de précieuses possibilités supplémentaires.</p>
<h2>Les bases de la physiologie et du diagnostic thyroïdiens</h2>
<p>La fonction thyroïdienne est régulée par l&rsquo;interaction complexe entre l&rsquo;axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien. La TRH produite par l&rsquo;hypothalamus stimule la sécrétion de TSH dans l&rsquo;hypophyse, qui à son tour stimule la thyroïde pour la synthèse et la sécrétion d&rsquo;hormones thyroïdiennes (principalement la thyroxine (T4)). La T4 est présente dans le sérum à plus de 99 % sous forme liée aux protéines (= T4 totale). Seule la fraction libre (fT4) est absorbée par les cellules. La fT4 y est alors transformée par 5&prime;-déiodation en T3, une hormone active au niveau cellulaire. Il peut également se produire une formation de T3 inverse, biologiquement inactive. Cela sert probablement à la régulation cellulaire et à éviter un excès de T3 active.</p>

		</div>
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<a href='https://laboklin.com/fr/lhypothyroidie-chez-le-chien/diagnostic_guide_for_rt3-2/'><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Diagnostic_guide_for_rT3-1024x576.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Diagnostic guide for rT3" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Diagnostic_guide_for_rT3-1024x576.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Diagnostic_guide_for_rT3-300x169.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Diagnostic_guide_for_rT3-768x432.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Diagnostic_guide_for_rT3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/lhypothyroidie-chez-le-chien/initial_evaluation_of_reduced_t4_concentration_in_blood-2/'><img decoding="async" width="1024" height="745" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Initial_evaluation_of_reduced_T4_concentration_in_blood-1024x745.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Initial evaluation of a reduced T4 concentration in blood" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Initial_evaluation_of_reduced_T4_concentration_in_blood-1024x745.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Initial_evaluation_of_reduced_T4_concentration_in_blood-300x218.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Initial_evaluation_of_reduced_T4_concentration_in_blood-768x559.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Initial_evaluation_of_reduced_T4_concentration_in_blood.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>


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			<h2>Le piège diagnostique : NTI et limites méthodologiques</h2>
<p>Dans les cas typiques, le diagnostic d&rsquo;hypothyroïdie chez le chien repose sur la combinaison de résultats anamnestiques, cliniques, hématologiques et biochimiques appropriés avec une concentration en T4 inférieure à la marge de référence et une TSH élevée en même temps.</p>
<p>Cependant, cette situation ne se présente pas dans tous les cas où une hypothyroïdie est suspectée. De nombreuses maladies entraînent une suppression secondaire des concentrations d&rsquo;hormones thyroïdiennes sans qu&rsquo;il y ait de modification fonctionnelle et/ou structurelle de la thyroïde. Ce tableau clinique euthyroïdien (« NTI ») se caractérise par de faibles concentrations de T4 et/ou de fT4 avec un taux normal de TSH. L&rsquo;interprétation de telles constellations est problématique sans diagnostic complémentaire.</p>
<p>Des défis supplémentaires apparaissent en raison des concentrations d&rsquo;iodothyronine plus faibles spécifiques à certaines races (par exemple chez les lévriers et les basenjis) ainsi que des interférences des protéines de liaison ou des auto-anticorps (auto-anticorps anti-thyroglobuline, T3 et T4) sur les systèmes de tests immunologiques utilisés couramment. En outre, certains médicaments (par exemple les glucocorticoïdes, le phénobarbital, les sulfamides) ont une influence sur les paramètres thyroïdiens.</p>
<h2>LC-MS/MS : une nouvelle méthode de référence potentielle</h2>
<p>La LC-MS/MS s&rsquo;est imposée comme une méthode d&rsquo;analyse hautement précise. Contrairement aux tests immunologiques, la LC-MS/MS permet une quantification directe et spécifique de la T4, de la T3 et de la rT3 sans interférence des auto-anticorps ou des médicaments. Cela les rend particulièrement précieux dans les cas difficiles à diagnostiquer. Alors que les tests immunologiques, par exemple, peuvent produire des résultats faussement bas ou faussement élevés sous l&rsquo;influence des auto-anticorps anti-thyroglobuline, la LC-MS/MS fournit une image fiable de la concentration hormonale réelle.</p>
<p>Chez Laboklin, une méthode de détermination des taux de T4, T3 et rT3 par LC-MS/MS a été établie et validée pour la médecine vétérinaire dans le cadre d&rsquo;une thèse. Elle permet un diagnostic hautement spécifique, en particulier dans les cas peu clairs. Elle peut également s&rsquo;avérer utile en tant qu&rsquo;option fiable dans le cadre du contrôle thérapeutique ou en cas de suspicion d&rsquo;hypothyroïdie malgré une concentration de T4 dans la norme. Lors de l&rsquo;utilisation des paramètres T3 et T4 mesurés par LC-MS/MS, il convient de respecter les intervalles de référence spécifiques à la méthode. Ceux-ci diffèrent de ceux mesurés à l&rsquo;aide d&rsquo;autres méthodes.</p>
<h2>La T3 inverse (rT3) : différenciation entre NTI et hypothyroïdie</h2>
<p>La rT3 est principalement produite en cas de surplus de T4 ou lorsque la conversion en T3 active doit être réduite. En cas d&rsquo;hypothyroïdie, il n&rsquo;y a pratiquement pas de T4 disponible pour la conversion, ce qui entraîne une diminution de la rT3. Une NTI entraîne en revanche des concentrations de rT3 inchangées ou élevées : il y a suffisamment de T4 disponible, mais les besoins en T3 sont simultanément nettement réduits (fig. 1).</p>
<p>Des premières études confirment la valeur diagnostique de ce paramètre :</p>
<ul>
<li>rT3 &lt; 50 pg/ml avec un faible taux de T4 indique très probablement une hypothyroïdie.</li>
<li>Un taux de rT3 &gt; 109 pg/ml rend l&rsquo;hypothyroïdie très improbable, même si le taux de T4 est réduit (fig. 2).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Indication</h2>
<p>Ce paramètre est particulièrement utile en cas de faible concentration en T4 ou fT4, mais sans augmentation de la concentration en TSH confirmant une hypothyroïdie. Cela peut être le cas chez 20 à 30 % des patients atteints d&rsquo;hypothyroïdie, mais indique souvent plutôt une NTI.</p>
<h2>Les expériences faites jusqu&rsquo;à présent avec le paramètre</h2>
<p>Une première étude multicentrique sur la rT3 a été présentée en 2024 lors d&rsquo;un congrès international (ECVIM). Cette étude a permis de différencier de manière fiable les chiens en bonne santé, les chiens souffrant d&rsquo;hypothyroïdie et ceux dont les faibles concentrations en T4 étaient dues à une NTI. Une valeur seuil de 50 pg/ml a été identifiée comme très spécifique pour la présence d&rsquo;une hypothyroïdie. Les concentrations supérieures à 109 pg/ml n&rsquo;étaient pas cohérentes avec une hypothyroïdie. Entre les deux, il existait une zone grise. Afin d&rsquo;établir un intervalle de référence pour la rT3, Laboklin a mené une étude auprès d&rsquo;une population plus importante de chiens euthyroïdiens sans particularité clinique. Cette étude a permis de déterminer un intervalle de référence entre 109 et 533 pg/ml.</p>
<p>En plus des études réalisées, on dispose désormais d&rsquo;informations très précieuses issues de la pratique.</p>
<p>Entre mars 2024 et juin 2025, le paramètre rT3 a été demandé 3052 fois chez Laboklin. Dans 1887 cas, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un paramètre unique et dans 1165 cas, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un paramètre faisant partie d&rsquo;un profil ou d&rsquo;un complément aux paramètres thyroïdiens initialement demandés.</p>
<p>Parmi les 491 cas présentant une concentration en rT3 &lt; 50 pg/ml, 289 ont également fait l&rsquo;objet d&rsquo;une détermination de la T4 dans notre laboratoire. 92 % des chiens examinés présentaient une concentration en T4 inférieure à la zone de référence. Cela confirme le lien fonctionnel étroit entre la triiodothyronine inverse et la thyroxine.</p>
<p>Dans seulement 22 cas (7,6 %), un rT3 &lt; 50 pg/ml était associé à un T4 se situant dans la zone de référence. Ce phénomène s&rsquo;explique principalement par la sensibilité des tests immunologiques T4 utilisés en routine (par exemple Immulite 2000, Siemens, Allemagne). Des mesures faussement élevées de la T4 sont dues à la présence d&rsquo;auto-anticorps et à une qualité insuffisante des échantillons (échantillons hémolytiques/lipémiques). Ces facteurs perturbateurs sont connus et peuvent poser des problèmes d&rsquo;interprétation des résultats dans le cadre des diagnostics de routine.</p>
<p>Le rT3 était clairement dans la norme (&gt; 109 pg/ml) chez 570 chiens présentant simultanément un faible taux de T4. Un tel résultat n&rsquo;indique pas la présence d&rsquo;une hypothyroïdie, mais plutôt d&rsquo;une NTI. Bien sûr, les tests de laboratoire ne suffisent pas pour conclure que ces chiens souffraient d&rsquo;une hypothyroïdie et non d&rsquo;une NTI. Cependant, dans tous les cas que nous avons pu examiner lors d&rsquo;entretiens personnels avec les vétérinaires traitants, cette hypothèse s&rsquo;est confirmée.</p>
<p>Les études et expériences cliniques menées jusqu&rsquo;à présent laissent présager une petite révolution diagnostique. Ce paramètre semble tenir ses promesses. Il doit être considéré comme un outil supplémentaire dans la « boîte à outils » de l&rsquo;hypothyroïdie. La rT3 n&rsquo;est pas un paramètre de dépistage initial, mais un complément au profil thyroïdien existant. Elle doit donc être interprétée dans le contexte clinique et en relation avec les autres valeurs thyroïdiennes (fig. 3).</p>
<p>Dans le cadre d&rsquo;un diagnostic approfondi, il est possible de déterminer les auto-anticorps anti-thyroglobuline, T3 et T4 à l&rsquo;aide de bilans thyroïdiens étendus. Une autre option est de mesurer les concentrations de T3 et T4 par chromatographie liquide suivie d&rsquo;une spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS), qui n&rsquo;est pas influencée par les facteurs perturbateurs (qualité de l&rsquo;échantillon, auto-anticorps), ce qui permet d&rsquo;obtenir des résultats plus spécifiques et plus précis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Résumé</h2>
<p>Le diagnostic précis de l&rsquo;hypothyroïdie canine nécessite plus que la seule prise en compte des taux de T4 et de TSH. En cas de doute notamment, la mesure de la rT3 et les analyses basées sur la LC-MS/MS fournissent des informations essentielles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr. Jennifer von Luckner, Niklas Wiesner, Dr. Ruth Klein</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>
<strong>Gamme de prestations autour de l&rsquo;hypothyroïdie:</strong></p>
<ul>
<li>T4, TSH, fT4</li>
<li>T3, fT3</li>
<li>rT3</li>
<li>Bilan thyroïdien</li>
<li>(T4, fT4, T3, fT3, TSH, ATG, anticorps anti-T4,<br />
anticorps anti-T3)</li>
<li>Hypothyroïdie/bilan NTI</li>
<li>(T4, fT4, reverse T3, TSH)</li>
<li>Surveillance thyroïdienne</li>
<li>(T4, TSH, créatinine, SDMA, ALT, AP, troponine I)</li>
<li>Spectrométrie de masse thyroïdienne</li>
</ul>
</blockquote>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1713769814380 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><strong>Autres lectures</strong></p>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Giunti M, Troia R, Battilani M, Giardino L, Dondi F, Andreani G, Fracassi F. </strong></span><span style="color: #808080;"><strong>Retrospective evaluation of circulating thyroid hormones in critically ill dogs with systemic inflammatory response syndrome. J Vet Sci. 2017 Dec 31;18(4):471-477. doi: 10.4142/jvs.2017.18.4.471.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Graham PA, Mooney CT. Laboratory evaluation of hypothyroidism and hyperthyroidism. BSAVA Manual Clinical Pathology 2016: 233-252.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Kantrowitz LB, Peterson ME, Melián C, Nichols R. Serum total thyroxine, total triiodothyronine, free thyroxine, and thyrotropin concentrations </strong></span><span style="color: #808080;"><strong>in dogs with nonthyroidal disease. J Am Vet Med Assoc. 2001 Sep 15;219(6):765-9. doi: 10.2460/javma.2001.219.765.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Rus J, Schwens C, Glos K, Meindl C, Ritz S, Müller D, Müller R. Measurement of reverse triiodothyronine concentration in healthy dogs, dogs with hypothyroidism and nonthyroidal illness syndrome. J Vet Intern Med. 2024; 38 (6): 3537 – 3694.</strong></span></h6>

		</div>
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			<p><strong><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/03/LA_09_2025_FR_Hypothyroidie_chez_le_chien.pdf" target="_blank" rel="noopener">L’hypothyroïdie chez le chien : précision diagnostique grâce à des méthodes modernes – Focus rT3 et LC-MS/MS</a></strong></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les tumeurs spontanées chez le cochon d&#8217;Inde (Cavia porcellus) : l&#8217;évaluation rétrospective des tumeurs issues des envois de routine</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/les-tumeurs-spontanees-chez-le-cochon-dinde-cavia-porcellus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 06:47:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laboklin.com/spontaneous-tumours-in-guinea-pigs/</guid>

					<description><![CDATA[Tumeurs spontanées chez les cobayes : fréquence, localisation, histologie]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-8"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Selon une enquête réalisée en 2020 par l&rsquo;association industrielle allemande des animaux de compagnie, 5 millions de petits animaux domestiques vivent dans 5 % des foyers allemands. Le cochon d&rsquo;Inde est un représentant important de ce groupe d&rsquo;animaux. Originaire d&rsquo;Amérique du Sud, il a été introduit en Europe dès le XVI<sup>e</sup> siècle par des marins espagnols. Dans son pays d&rsquo;origine, il sert d&rsquo;animal de rente pour la production de viande. En revanche, en Europe centrale, le cochon d&rsquo;Inde domestique est élevé comme animal de compagnie. En captivité, les cochons d&rsquo;Inde atteignent souvent un âge plus avancé que dans la nature. Cela entraîne inévitablement des maladies qui touchent les animaux adultes et âgés, telles que les tumeurs. Il existe peu d&rsquo;articles généraux sur les tumeurs spontanées qui apparaissent chez les cochons d&rsquo;Inde (Dobromylskyj et al., 2023). Cependant, l&rsquo;acceptation par les propriétaires d&rsquo;animaux de faire examiner et soigner leurs animaux en cas de maladie a augmenté pendant les années dernières. Afin d&rsquo;obtenir une vue d&rsquo;ensemble des tumeurs présentes chez les cochons d&rsquo;Inde, les tumeurs envoyées à Laboklin entre 2013 et 2020 ont été évaluées. Les critères d&rsquo;inclusion étaient la localisation de la tumeur et les échantillons pour lesquels un diagnostic clair était possible. Au cours de la période étudiée, ces critères ont été remplis pour 1017 tumeurs.</p>
<p>Ci-après, nous détaillerons les localisations de ces tumeurs, les tumeurs fréquemment diagnostiquées, la prédominance des néoplasies bénignes ou malignes et les tumeurs inhabituelles apparues chez ces animaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La localisation des tumeurs</h2>
<p>Les tumeurs envoyées provenaient de localisations très diverses, les tumeurs de la peau (sous-cutanée) étant les plus fréquemment envoyées. Les tumeurs du tissu mammaire, de l&rsquo;utérus et du tissu lymphatique suivaient. Des tumeurs thyroïdiennes étaient également représentées. Les modifications néoplasiques d&rsquo;autres organes étaient beaucoup moins fréquentes (fig. 1). Les tumeurs situées dans la région de la peau et du tissu sous-cutané étant facilement détectables par les propriétaires lors de la toilette et des soins prodigués aux animaux, cela explique probablement pourquoi les néoplasies de cette localisation sont les plus fréquemment envoyées, tandis que les processus potentiels des organes internes ne sont pas nécessairement visibles pour le propriétaire ou nécessiteraient des opérations plus complexes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les diagnostics de tumeurs</h2>
<p>Dans les échantillons envoyés, le lipome était le diagnostic tumoral le plus fréquent chez les cochons d&rsquo;Inde. Les tumeurs du follicule pileux était en deuxième position. De nombreux autres diagnostics tumoraux ont pu être posés (fig. 2). Étant donné que la peau et le tissu sous-cutané dominaient en tant que localisation de prélèvement, il n&rsquo;est pas surprenant que les tumeurs du tissu adipeux et les tumeurs du follicule pileux aient été les diagnostics les plus fréquents.</p>
<h2>Le taux de tumeurs bénignes/malignes</h2>
<p>Afin d&rsquo;obtenir une meilleure vue d&rsquo;ensemble du rapport entre les tumeurs bénignes et malignes, cela a été représenté schématiquement dans l&rsquo;illustration suivante pour les tumeurs envoyées le plus fréquemment (fig. 3).</p>
<p>Les tumeurs mésenchymateuses et épithéliales (sous-cutanées) les plus fréquentes ont ensuite été classées plus précisément afin d&rsquo;obtenir une meilleure vue d&rsquo;ensemble et d&rsquo;évaluer si les néoplasies bénignes ou malignes prédominaient.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les tumeurs mésenchymateuses (sous-cutanées)</h2>
<p>Chez le cochon d&rsquo;Inde, les tumeurs mésenchymateuses prédominaient dans le derme (sous-cutané). Au total, 508 tumeurs mésenchymateuses ont été diagnostiquées, dont 365 étaient bénignes et 143 néoplasies ont été classées comme malignes. Les tumeurs se répartissaient comme suit : 325 lipomes, 13 fibromes, 13 fibrolipomes et 6 hémangiomes. Huit autres tumeurs bénignes ont été diagnostiquées. En outre, 80 sarcomes ont été envoyés (aucune détermination claire de la population cellulaire d&rsquo;origine n&rsquo;était possible). 29 fibrosarcomes, 24 liposarcomes (fig. 4) et 10 autres néoplasies mésenchymateuses malignes ont été diagnostiqués.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les tumeurs épithéliales (sous-cutanées)</h2>
<p>En tout, 157 tumeurs épithéliales ont été envoyées. Parmi celles-ci, 142 étaient bénignes et 15 malignes. 124 trichofolliculomes (fig. 5), 5 trichoépithéliomes, 3 pilomatricomes, 3 adénomes et 7 autres néoplasies bénignes ont été diagnostiqués. En outre, 5 adénocarcinomes, 5 carcinomes non spécifiés, 3 carcinomes épidermoïdes et 2 carcinomes des glandes sébacées ont été décrits.</p>
<p>On a diagnostiqué 11 lymphomes cutanés, 3 mélanomes, 1 fibropapillome et 1 carcinosarcome comme autres tumeurs (sous-cutanées).</p>

		</div>
	</div>
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			<h2>Les lymphomes</h2>
<p>Les lymphomes apparaissent également régulièrement chez les cochons d&rsquo;Inde. Outre le lymphome, une forme de leucémie a également été décrite chez les cochons d&rsquo;Inde. La leucémie touche particulièrement les jeunes adultes (moins de 3 ans). Les animaux meurent généralement en quelques semaines.</p>
<p>Les 46 lymphomes inclus dans cette étude étaient principalement localisés dans les ganglions lymphatiques<br />
(n = 31), mais également dans la peau (n = 11), les organes internes (n = 3) et l&rsquo;œil (n = 1).</p>
<p>Le lymphome épithéliotrope cutané (syn. mycosis fongoïde) est une forme particulière de lymphome cutané. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une maladie tumorale évolutive, caractérisée par une infiltration caractéristique de lymphocytes T tumoraux (cellules T mémoires) dans l&rsquo;épiderme et les annexes (Moore, P.F. et Olivry, T., 1994). L&rsquo;étiologie de cette maladie n&rsquo;est pas encore entièrement élucidée. Cette forme de lymphome touche également les cochons d&rsquo;Inde et n&rsquo;est souvent pas reconnue comme une tumeur au stade initial. Sur le plan clinique, on peut observer des érythèmes, une alopécie et une desquamation. C&rsquo;est pourquoi on soupçonne souvent d&rsquo;abord une maladie cutanée. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;au stade avancé de la maladie que des nodules peuvent se développer (fig. 6).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les tumeurs mammaires</h2>
<p>Contrairement à d&rsquo;autres espèces animales, les tumeurs mammaires apparaissent régulièrement chez les cochons d&rsquo;Inde mâles (tableau 1) (Schöniger et al., 2025). Au cours de la période d&rsquo;étude, 157 tumeurs ont été envoyées. Parmi celles-ci, 75 provenaient d&rsquo;animaux femelles et 58 d&rsquo;animaux mâles. Le sexe de 24 animaux n&rsquo;était pas connu. 78 adénomes, 7 fibroadénomes, 71 adénocarcinomes et 1 carcinome indifférencié ont été diagnostiqués.</p>
<p><strong>Tableau 1 : </strong>Répartition des tumeurs mammaires selon le sexe</p>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="76"><strong>Diagnostic</strong></td>
<td width="60"><strong>Nombre</strong></td>
<td width="37"><strong>F</strong></td>
<td width="47"><strong>FS</strong></td>
<td width="41"><strong>M</strong></td>
<td width="40"><strong>MS</strong></td>
<td width="34"><strong>U</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="76"><strong>Total</strong></td>
<td width="60">157</td>
<td width="37">74</td>
<td width="47">1</td>
<td width="41">44</td>
<td width="40">14</td>
<td width="34">24</td>
</tr>
<tr>
<td width="76"><strong>Benigne</strong></td>
<td width="60">85</td>
<td width="37">47</td>
<td width="47">–</td>
<td width="41">17</td>
<td width="40">7</td>
<td width="34">14</td>
</tr>
<tr>
<td width="76"><strong>Maligne</strong></td>
<td width="60">72</td>
<td width="37">27</td>
<td width="47">1</td>
<td width="41">27</td>
<td width="40">7</td>
<td width="34">10</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><em><strong>Légende : F : femelle, FS : femelle stérilisée, M : mâle, MS : mâle stérilisé, I : sexe inconnu</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les tumeurs de l&rsquo;utérus</h2>
<p>Contrairement aux lapins, les cochons d&rsquo;Inde présentent toute une gamme de modifications utérines. Celles-ci peuvent être non néoplasiques/prolifératives. Des tumeurs bénignes ou malignes simples peuvent apparaître. Mais des tumeurs mixtes peuvent également être diagnostiquées (Laik-Schandelmaier et al., 2017). Entre 2013 et 2020, 60 tumeurs de l&rsquo;utérus ont été envoyées. Parmi celles-ci, 37 néoplasies étaient bénignes et 23 malignes. Les tumeurs ont pu être classées en 28 tumeurs épithéliales, 27 tumeurs mésenchymateuses et 5 tumeurs mixtes. Parmi les modifications épithéliales, 19 adénomes prédominaient sur 9 adénocarcinomes. En outre, 17 léiomyomes, 8 léiomyosarcomes et 2 sarcomes non différenciables ont été trouvés parmi les néoplasies mésenchymateuses. En revanche, seule une tumeur mixte était bénigne, tandis que 4 tumeurs mixtes malignes ont été diagnostiquées.</p>
<h2><strong><br />
</strong>Les tumeurs thyroïdiennes</h2>
<p>Contrairement à d&rsquo;autres petits mammifères, les cochons d&rsquo;Inde présentent souvent des tumeurs thyroïdiennes. Au cours de la période étudiée, 15 adénomes et 14 carcinomes ont été diagnostiqués.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Résumé</h2>
<p>Dans la présente étude sur les tumeurs spontanées chez le cochon d’Inde, les néoplasies bénignes du derme (sous-cutané) prédominaient. Le lipome est de loin la tumeur la plus fréquente, suivi du trichofolliculome. Les lymphomes épithéliotrophiques cutanés peuvent être difficiles à distinguer cliniquement des maladies inflammatoires de la peau.</p>
<p>Les tumeurs mammaires touchent aussi bien les cochons d&rsquo;Inde femelles que mâles. Les animaux stérilisés, femelles comme mâles, étaient moins souvent touchés dans l&rsquo;étude que les cochons d&rsquo;Inde non stérilisés.<br />
La pathohistologie est un examen important pour l&rsquo;évaluation pronostique des excroissances, car les néoplasies mammaires, utérines et thyroïdiennes peuvent être bénignes ou malignes. Cet examen a montré qu&rsquo;une tumeur chez le cochon d&rsquo;Inde ne signifie pas nécessairement une condamnation à mort pour l&rsquo;animal. Dans de nombreux cas, il s&rsquo;agit d&rsquo;une affection bénigne qui, si elle est traitée à temps par un vétérinaire et si l&rsquo;excroissance est retirée, permet à l&rsquo;animal de continuer à vivre sans encombre.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr Claudia Schandelmaier</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>
<strong>Gamme de prestations</strong><strong><br />
</strong><span style="color: #000000;">&#8211; </span>Pathohistologie<br />
<span style="color: #000000;">&#8211; Cytologie</span>
</p></blockquote>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1713769814380 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><strong>Autres lectures</strong></p>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Dobromylskyj MJ, Hederer R, Smith KC. Lumpy, bumpy guinea pigs: a retrospective study of 619 biopsy samples of externally palpable masses submitted from pet guinea pigs for histopathology. J Comp Pathol. 2023 May;203:13-18. doi: 10.1016/j.jcpa.2023.04.001.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Laik-Schandelmaier C, Klopfleisch R, Schöniger S, Weiffenbach G, Staudacher M, Aupperle H. Spontaneously Arising Tumours and Tumour-like Lesions of the Cervix and Uterus in 83 Pet Guinea Pigs (Cavia porcellus). J Comp Pathol. 2017 May;156(4):339-351. doi: 10.1016/j. jcpa.2017.03.002.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Moore PF, Olivry T. Cutaneous lymphomas in companion animals. Clin Dermatol. 1994 Oct-Dec;12(4):499-505. doi: 10.1016/0738-081x(94)90216-x.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Schöniger S, Schandelmaier C, Aupperle-Lellbach H, Koppel C, Zhang Q, Schildhaus HU. Neoplastic and Non-Neoplastic Proliferative</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Mammary Gland Lesions in Female and Male Guinea Pigs: Histological and Immunohistochemical Characterization. Animals (Basel). 2025 May 28;15(11):1573. doi: 10.3390/ani15111573.</strong></span></h6>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1733824624772 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-o-content-middle vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-2 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824634434"><div class="wpb_wrapper"><div class="vc_icon_element vc_icon_element-outer vc_custom_1773922743389 vc_do_icon vc_icon_element-align-center"><div class="vc_icon_element-inner  vc_icon_element-size-xl vc_icon_element-style-" ><span class="vc_icon_element-icon fa fa-solid fa-file-pdf" style="color:#e51e1e !important"></span><a class="vc_icon_element-link" href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/03/LA_09_2025_FR_petits_mammiferes_tumeurs_spontanees.pdf"  title="" target="_blank"></a></div></div></div></div></div><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-10 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824644825"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/03/LA_09_2025_FR_petits_mammiferes_tumeurs_spontanees.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>Les tumeurs spontanées chez le cochon d&rsquo;Inde (<em>Cavia porcellus</em>) : l&rsquo;évaluation rétrospective des tumeurs issues des envois de routine<br />
</strong></a></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La table ronde d&#8217;experts Laboklin au sujet de l&#8217;anaplasmose granulocytaire (Anaplasma phagocytophilum)</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/la-table-ronde-dexperts-laboklin-au-sujet-de-lanaplasmose/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 08:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laboklin.com/the-laboklin-expert-panel-on-granulocytic-anaplasmosis/</guid>

					<description><![CDATA[Expertises des symptômes, du diagnostic et du traitement de l'anaplasmose granulocytaire chez les petits animaux et les chevaux]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Les tables rondes d&rsquo;experts Laboklin jouissent d&rsquo;une grande popularité. Cette fois-ci, elles étaient consacrées à l&rsquo;anaplasmose granulocytaire chez le chien, le chat et le cheval. Nous avons résumé les faits les plus importants et les évaluations des experts. Les échanges ont été animés, axés sur la pratique et ponctués de précieuses informations issues de la clinique, du laboratoire et de la recherche.</p>
<p>Les experts suivants étaient présents :<br />
<strong>Prof. Dr Reto Neiger</strong>, PhD, spécialiste EBVS + diplômé ECVIM (médecine interne), diplômé ACVIM (SAIM), directeur médical IVC Evidensia DACH ; <strong>Prof. Dr Jessica-Maximilliane Cavallieri</strong>, EBVS Specialist + Diplomate ECEIM, vétérinaire spécialisée dans les chevaux, vétérinaire spécialisée en médecine interne équine, responsable de la médecine interne du centre clinique pour chevaux, Université vétérinaire de Vienne ; <strong>PD Dr Barbara Willi</strong>, PhD, EBVS Specialist + Diplomate ECVIM (médecine interne), diplômée ACVIM. Chargée de cours et médecin-chef à la clinique pour petits animaux, faculté Vetsuisse de l&rsquo;université de Zurich, spécialiste en médecine interne + maladies infectieuses, clinique vétérinaire Aarau West ; <strong>Dr Ingo Schäfer</strong>, M.Sc, Resident ECVCP, diagnostic de laboratoire Laboklin – spécialisé dans les maladies transmises par des vecteurs ; <strong>Prof. Dr Christina Strube</strong>, PhD, vétérinaire spécialisée en parasitologie, directrice de l&rsquo;Institut de parasitologie de l&rsquo;Université vétérinaire de Hanovre.</p>
<h2>Les symptômes et les observations cliniques</h2>
<p>Reto Neiger donne un aperçu introductif des signes cliniques chez <strong>les chiens</strong> atteints d&rsquo;anaplasmose. Il décrit les symptômes comme étant principalement non spécifiques : la léthargie, l&rsquo;anorexie et la fièvre sont fréquentes, mais on peut également observer des boiteries, des troubles gastro-intestinaux, des troubles de la coagulation et même des épanchements péricardiques. Il souligne en particulier que la boiterie se traduit souvent plutôt par une réticence générale à bouger. Ingo Schäfer remarque que l&rsquo;apparition d&rsquo;encéphalites chez les chiens a été décrite, même si cela est rare. Il fait référence à des cas isolés avec un agent pathogène détecté dans le liquide céphalo-rachidien. Barbara Willi ajoute que chez <strong>les chats</strong>, les symptômes sont assez peu spécifiques et que les symptômes décrits le plus souvent sont la léthargie, la fièvre, l&rsquo;anorexie et une perte d&rsquo;appétit. Chez <strong>le cheval</strong>, explique Jessica Cavallieri, on observe notamment une forte fièvre, une apathie et un ictère. Des ataxies et même des crises épileptiformes peuvent survenir. Des évolutions atypiques avec rhabdomyolyse ou dysphagie ont également été décrites.</p>
<h2>Les changements typiques dans les analyses sanguines</h2>
<p>Interrogé sur les modifications des valeurs de laboratoire, Ingo Schäfer explique que <strong>la thrombocytopénie</strong> est le résultat hématologique le plus fréquent <strong>chez le chien</strong>, mais qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas toujours présente. D&rsquo;autres anomalies sont l&rsquo;anémie, la lymphocytose et une augmentation du taux de globulines accompagnée d&rsquo;une hypoalbuminémie. Barbara Willi souligne que chez <strong>les chats</strong>, la thrombocytopénie est souvent moins prononcée et peut être mal mesurée par les agrégats plaquettaires. C&rsquo;est pourquoi un contrôle microscopique est indispensable.<br />
Jessica Cavallieri décrit que, chez <strong>le cheval</strong>, outre l&rsquo;hyperbilirubinémie, on observe souvent des leucopénies ainsi que des anémies légères. Le SAA et le fibrinogène sont généralement nettement élevés, tandis que l&rsquo;albumine est réduite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La transmission et la prévalence</h2>
<p>Interrogée sur la nature exacte des anaplasmes, Jessica Cavallieri explique qu&rsquo;il s&rsquo;agit de bactéries intracellulaires qui dépendent des composants des cellules hôtes. Anaplasma (A.) phagocytophilum infecte principalement les granulocytes neutrophiles (et dans une moindre mesure les granulocytes éosinophiles), ce qui explique le nom d&rsquo;anaplasmose granulocytaire. Christina Strube souligne que <strong>la transmission se fait par les tiques</strong> du genre Ixodes ricinus. Bien que l&rsquo;ADN d&rsquo;anaplasma ait également été trouvé dans d&rsquo;autres espèces de tiques, cela ne signifie pas que celles-ci agissent réellement comme vecteurs. Elle rapporte que la transmission n&rsquo;a généralement lieu que 48 heures après la piqûre. Même si cette maladie se manifeste généralement au printemps, il convient de rester vigilant tout au long de l&rsquo;année. Ingo Schäfer confirme que la séroprévalence est élevée. En Allemagne, elle se situe entre 20 et 30 % pour <strong>les chiens</strong> et <strong>les chevaux</strong>, avec des variations régionales. La fréquence clinique de la maladie n&rsquo;a pas augmenté chez les chiens au fil des ans, rapporte Reto Neiger.<br />
Jessica Cavallieri confirme également que le risque d&rsquo;infection est omniprésent chez <strong>les chevaux</strong> dans les régions germanophones, même dans les régions de haute altitude, mais que le taux de morbidité reste relativement modéré.</p>
<p><strong>Le diagnostic</strong></p>
<p>Barbara Willi attire l&rsquo;attention <strong>sur la surestimation des anticorps</strong>. En raison de la séroprévalence élevée, ils ne sont pas adaptés pour la détection d&rsquo;une infection aiguë et pour servir de base de décision quant à la présence d&rsquo;une anaplasmose granulocytaire cliniquement significative et justifiant un traitement. Un seul titre d&rsquo;anticorps positif ne justifie pas un traitement. Le diagnostic doit être fondé sur une <strong>détection directe de l&rsquo;agent pathogène</strong>. Reto Neiger souligne l&rsquo;importance de la PCR pour l&rsquo;établissement des diagnostics. En présence de symptômes cliniques, il convient tout d&rsquo;abord de rechercher <strong>des morules</strong> dans un frottis sanguin, puis de réaliser une PCR. Barbara Willi explique que les morules constituent des inclusions basophiles typiques dans les granulocytes, qui peuvent servir de preuve de l&rsquo;infection. La recherche de morules dans un frottis sanguin constitue un moyen rapide et indicatif de diagnostic. Elle est toutefois d&rsquo;accord avec Ingo Schäfer sur le fait qu&rsquo;il faut de l&rsquo;entraînement pour les identifier. De plus, les morules n&rsquo;apparaissent que pendant une période limitée après l&rsquo;infection et peuvent facilement passer inaperçues. Jessica Cavallieri confirme que cela vaut également pour les chevaux. Un test <strong>PCR</strong> positif est indispensable pour établir le diagnostic. Un traitement basé uniquement sur la suspicion d&rsquo;un anticorps positif n&rsquo;est pas judicieux. Ingo Schäfer souligne également que la détermination des anticorps n&rsquo;est pas forcément une aide, même en cas de résultat négatif. En cas de maladie aiguë, il peut être trop tôt pour produire des anticorps. Un titre négatif n&rsquo;exclut donc pas automatiquement une infection. Les participants souhaitent savoir si un échantillon de sérum apparié avec augmentation du titre constitue une possibilité de diagnostic de l&rsquo;anaplasmose. Reto Neiger voit cela d&rsquo;un œil critique. L&rsquo;anaplasmose granulocytaire est une maladie aiguë qui doit être traitée en conséquence pendant sa phase symptomatique. La décision thérapeutique ne peut se fonder sur une augmentation du titre détectable 2 à 4 semaines plus tard.</p>
<h2>Le traitement et le pronostic</h2>
<p>Interrogé sur le traitement recommandé, Reto Neiger préconise une dose de <strong>doxycycline</strong> de 5 mg/kg deux fois par jour ou de 10 mg/kg une fois par jour. Contrairement à la durée de traitement de quatre semaines souvent recommandée jusqu&rsquo;à présent, le traitement ne dure aujourd&rsquo;hui souvent que <strong>deux à trois semaines</strong>. Barbara Willi confirme que deux à trois semaines de traitement suffisent dans la plupart des cas. Il n&rsquo;existe pas de données factuelles à ce sujet. D&rsquo;un point de vue de la gestion des antimicrobiens, il est généralement souhaitable de réduire la durée des traitements.</p>
<p>Une vaste revue systématique de la littérature consacrée aux infections à <em>A. phagocytophilum</em> chez l&rsquo;homme a révélé une durée moyenne de traitement de 13 jours. Il est actuellement difficile de déterminer si une durée de traitement inférieure à deux semaines est suffisante. Pour l&rsquo;instant, cela n&rsquo;est pas recommandé. Pour <strong>les chats</strong>, Ingo Schäfer recommande également un traitement de 21 jours à raison de 10 mg/kg SID par voie orale. Même si une amélioration clinique rapide est constatée, il convient de poursuivre le traitement jusqu&rsquo;à son terme. Il est toutefois important de noter que la doxycycline doit être administrée avec un repas ou avec de l&rsquo;eau. Le fait que le comprimé reste dans l&rsquo;œsophage peut entraîner de graves réactions inflammatoires et des sténoses. Jessica Cavallieri explique que chez <strong>le cheval</strong>, on utilise l&rsquo;oxytétracycline ou la doxycycline, tout dépendant de la situation clinique et de la tolérance. Un contrôle thérapeutique par PCR n&rsquo;est pas nécessaire. Ce dernier point est également confirmé par les autres experts pour les chiens et les chats. Le succès du traitement est principalement évalué sur la base de l&rsquo;amélioration des symptômes cliniques et de la disparition des modifications des valeurs laboratoires.</p>
<p>Tous les experts se montrent optimistes quant au <strong>pronostic</strong>. Il ne semble pas y avoir de chronicisation. Des réinfections sont toutefois possibles. Une infection par A. phagocytophilum entraîne la formation d&rsquo;anticorps, mais ne semble pas conférer une immunité durable.</p>
<h2>La prophylaxie et la protection contre les tiques</h2>
<p>Christina Strube précise que les <strong>produits anti-tiques</strong> vendus en pharmacie vétérinaire constituent la meilleure prévention. La prudence est de mise avec les produits alternatifs vendus dans les animaleries, car certains d&rsquo;entre eux n&rsquo;offrent pas une protection fiable. Interrogée sur les remèdes maison populaires, tels que les extraits de lavande ou de romarin, elle se montre également critique, car ceux-ci ne permettent pas d&rsquo;obtenir la protection nécessaire contre les tiques. Elle recommande plutôt d&rsquo;utiliser des préparations adaptées à chaque situation individuelle après consultation d&rsquo;un vétérinaire. Il est important que les produits agissent suffisamment rapidement, idéalement avant la transmission de l&rsquo;agent pathogène. Une protection est également recommandée en hiver, car les tiques sont désormais actives toute l&rsquo;année en raison des températures douces.<br />
Alors qu&rsquo;il existe de nombreux antiparasitaires efficaces pour les chiens et les chats, la prophylaxie contre les tiques n&rsquo;est pas si simple pour <strong>les chevaux</strong>. Les préparations à base de perméthrine disponibles doivent être appliquées très fréquemment pour être efficaces en permanence. Les antiparasitaires oraux, tels qu&rsquo;ils sont utilisés pour les chiens et les chats, ont une biodisponibilité défavorable chez les chevaux, de sorte qu&rsquo;ils ne constituent probablement pas une alternative pour l&rsquo;avenir.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr Jennifer von Luckner</em></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1733824624772 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-o-content-middle vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-2 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824634434"><div class="wpb_wrapper"><div class="vc_icon_element vc_icon_element-outer vc_custom_1773920138718 vc_do_icon vc_icon_element-align-center"><div class="vc_icon_element-inner  vc_icon_element-size-xl vc_icon_element-style-" ><span class="vc_icon_element-icon fa fa-solid fa-file-pdf" style="color:#e51e1e !important"></span><a class="vc_icon_element-link" href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/03/LA_09_2025_FR_anaplasma_phagocytophilum.pdf"  title="" target="_blank"></a></div></div></div></div></div><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-10 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824644825"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/03/LA_09_2025_FR_anaplasma_phagocytophilum.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>La table ronde d&rsquo;experts Laboklin au sujet de l&rsquo;anaplasmose granulocytaire<br />
(<em>Anaplasma phagocytophilum</em>)<br />
</strong></a></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La gestion du cheptel bovin : l&#8217;eau d&#8217;abreuvement, élément clé pour des animaux sains et performants</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/la-gestion-du-cheptel-bovin-leau-dabreuvement-element-cle-pour-des-animaux-sains-et-performants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 11:18:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laboklin.com/bovine-herd-management-drinking-water-quality-is-key/</guid>

					<description><![CDATA[Importance de l'eau potable pour la santé du bétail et paramètres d'analyse, y compris les valeurs de référence]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-8"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<h2>L&rsquo;importance de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement</h2>
<p>Seule une alimentation suffisante en eau garantit une consommation élevée d&rsquo;aliments de base. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;approvisionnement en eau est un élément central de la gestion de l&rsquo;alimentation. Comment puis-je m&rsquo;assurer que les animaux boivent autant qu&rsquo;il le faut ? Et puis-je contrôler si leur consommation d&rsquo;eau est suffisante ? L&rsquo;analyse des données peut-elle aider à surveiller et à garantir la consommation d&rsquo;eau ?</p>
<p>Les analyses de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement sont principalement effectuées dans les exploitations qui utilisent l&rsquo;eau de leur puits comme eau d&rsquo;abreuvement, généralement de manière régulière dans le cadre de l&rsquo;assurance qualité. De même, en cas d&rsquo;irrégularités dans la ration alimentaire, l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement est souvent analysée, par exemple pour déterminer comment adapter l&rsquo;apport en macro-éléments et oligo-éléments lorsque l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement est riche en certains éléments. Même en cas d&rsquo;incidence élevée de maladies, il est judicieux d&rsquo;inclure une analyse de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement dans la recherche des causes. Qu&rsquo;est-ce qui caractérise une eau d&rsquo;abreuvement de bonne qualité ? Quelle est l&rsquo;importance des biofilms dans le développement des maladies ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Nos vaches boivent-elles suffisamment ?</h2>
<p>Les vaches laitières ont des besoins en eau particulièrement élevés. Leur organisme est composé à 80 % d&rsquo;eau et leurs besoins quotidiens peuvent atteindre 170 litres par jour, selon leur âge, leur production laitière, la température ambiante et leur consommation alimentaire.</p>
<p>Appuhamy et al. 2016 décrivent les principaux <strong>facteurs </strong>permettant <strong>de déterminer les besoins en eau</strong> des vaches laitières comme suit :</p>
<ul>
<li>DMI – consommation alimentaire (kg/j)</li>
<li>Milk – production laitière (kg/j)</li>
<li>DM % – teneur en matière sèche de la ration</li>
<li>CP % – teneur en protéines de la ration (%)</li>
<li>BW – poids corporel (kg)</li>
<li>TMP – Température ambiante (°C)</li>
<li>Na et K – Concentration en Na et K dans la ration</li>
</ul>
<p>L&rsquo;eau joue un rôle de transporteur dans l&rsquo;organisme de la vache et est très importante pour le métabolisme, la thermorégulation, la digestion, mais aussi pour les processus immunologiques. Une mauvaise qualité de l&rsquo;eau entraîne une baisse significative de la consommation alimentaire. Une consommation suffisante d&rsquo;eau est également essentielle pour la production laitière.</p>
<p>Les facteurs qui influencent la consommation d&rsquo;eau sont multiples. Une conception bien pensée de l&rsquo;étable, avec un nombre suffisant d&rsquo;abreuvoirs assez grands et correctement placés, permet aux animaux de couvrir leurs besoins en eau à tout moment. La DLG recommande un abreuvoir pour 20 animaux et une longueur totale d&rsquo;auge de 6 cm par animal. Des études montrent que cela n&rsquo;est peut-être pas suffisant. Avec l&rsquo;attention croissante portée à ce sujet, l&rsquo;influence d&rsquo;abreuvoirs mal positionnés et de la hiérarchie au sein d&rsquo;un troupeau sur la réduction de la consommation d&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement devient évidente (Burkhardt et al. 2025).</p>
<p>Mais les conditions environnementales telles que la température extérieure et la température de l&rsquo;eau, ainsi que la composition physico-chimique ou les impuretés, influencent également le goût et ont donc un impact sur la quantité d&rsquo;eau consommée.</p>
<p>En ce qui concerne les diagnostics en laboratoire, des paramètres tels que l&rsquo;hématocrite et l&rsquo;albumine dans le sang indiquent une consommation d&rsquo;eau insuffisante.</p>
<p>Les technologies modernes nous permettent également d&rsquo;obtenir des informations sur la quantité d&rsquo;eau ingérée par les bovins. Pour cela, on utilise des micropuces sous forme de bolus ruminaux. Certaines sont capables de mesurer la température interne du rumen. Les variations de température à court terme pendant la période d&rsquo;abreuvement permettent de tirer des conclusions sur le comportement d&rsquo;abreuvement (par exemple Smaxtec).</p>

		</div>
	</div>
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<a href='https://laboklin.com/fr/la-gestion-du-cheptel-bovin-leau-dabreuvement-element-cle-pour-des-animaux-sains-et-performants/sampling_from_a_hose-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_hose-768x1024.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Le prélèvement d&#039;échantillons par un tuyau" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_hose-768x1024.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_hose-225x300.jpg 225w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_hose-1152x1536.jpg 1152w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_hose.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/la-gestion-du-cheptel-bovin-leau-dabreuvement-element-cle-pour-des-animaux-sains-et-performants/sampling_from_a_drinking_trough-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="711" height="1024" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_drinking_trough-711x1024.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Le Prélèvement d&#039;échantillons provenant de l&#039;abreuvoir" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_drinking_trough-711x1024.jpg 711w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_drinking_trough-208x300.jpg 208w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_drinking_trough-768x1106.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_drinking_trough-1067x1536.jpg 1067w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/12/Sampling_from_a_drinking_trough.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 711px) 100vw, 711px" /></a>


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			<h2>Comment est la qualité de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement ?</h2>
<p><strong>Situation juridique<br />
</strong>D&rsquo;un point de vue juridique, l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement est considérée comme un aliment pour animaux (règlement CE n° 178/2002) et est soumise au règlement relatif à l&rsquo;hygiène des aliments pour animaux (règlement CE n° 183/2005). L&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement doit être adaptée à l&rsquo;espèce animale et les abreuvoirs doivent être librement accessibles. Ils doivent être conçus de manière à éviter une contamination autant que possible. Un nettoyage et un entretien réguliers de l&rsquo;installation sont obligatoires. Il existe uniquement des recommandations du BMLEH (ministère fédéral allemand de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;Alimentation et du Territoire) concernant la qualité de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement dans l&rsquo;élevage. Contrairement à la réglementation sur l&rsquo;eau potable, celles-ci ne sont toutefois pas contraignantes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;importance du biofilm dans les abreuvoirs et les conduites d&rsquo;eau<br />
</strong>The quality of drinking water can be affected by the materials used and the formation of biofilms. Daily emptying of drinking troughs is not sufficient to ensure cleanliness. The most effective way to remove a biofilm is through drying or exposure to sunlight. In any case, regular mechanical cleaning with a brush should be performed.<br />
Dans tous les cas, un nettoyage mécanique régulier avec une brosse doit être effectué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>L&rsquo;analyse de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement en laboratoire</h2>
<p>Quand la qualité de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement est-elle bonne et que nous indiquent les différents paramètres ? C&rsquo;est ce que nous allons voir ci-dessous :</p>
<p><strong>Les critères d&rsquo;aptitude à l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement (BMEL) :</strong></p>
<ul>
<li>Le goût est une condition préalable à une consommation<br />
d&rsquo;eau suffisante.</li>
<li>La tolérance garantit que tous les ingrédients ne sont présents qu&rsquo;à une concentration qui n&rsquo;est pas nocive pour l&rsquo;animal.</li>
<li>L&rsquo;utilisabilité tient compte du fait qu&rsquo;il ne doit y avoir aucun effet négatif sur la technique d&rsquo;abreuvement.</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le prélèvement correct d&rsquo;échantillons</strong></p>
<p>Pour <strong>les analyses microbiologiques</strong>, l&rsquo;échantillonnage de l&rsquo;eau doit être effectué dans des conditions stériles. On distingue les échantillons prélevés directement dans l&rsquo;abreuvoir et ceux prélevés par des robinets d&rsquo;alimentation.</p>
<p>Lors du contrôle général de la qualité de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement, il est recommandé de prélever l&rsquo;échantillon par un robinet d&rsquo;alimentation ou de la source d&rsquo;alimentation du système d&rsquo;abreuvement. En cas de problèmes dans le troupeau liés à une consommation d&rsquo;eau insuffisante, il convient également de prélever un échantillon dans les abreuvoirs des animaux et d&rsquo;évaluer sa qualité. La technique de conduite installée peut jouer ici un rôle décisif.</p>
<ul>
<li>Avant le prélèvement, le point de prélèvement doit être stérilisé en brûlant l&rsquo;ouverture de sortie. Il est également possible de plonger le robinet dans une solution alcoolisée pendant plusieurs minutes.</li>
<li>Le flacon d&rsquo;échantillonnage clairement identifié (fig. 1) doit être stérile. Une bouteille d&rsquo;eau minérale peut également convenir. Celle-ci doit être rincée plusieurs fois avec l&rsquo;eau à échantillonner avant le prélèvement.</li>
<li>Laisser couler l&rsquo;eau pendant 2 à 3 minutes avant de la prélever.</li>
<li>Éviter toute contamination : ne dévisser le couvercle qu&rsquo;immédiatement avant le remplissage et le refermer immédiatement après, ne pas toucher l&rsquo;intérieur, porter des gants jetables.</li>
<li>Transport : réfrigéré, à l&rsquo;abri de la lumière, le plus rapidement possible.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il convient d&rsquo;éviter de prélever des échantillons par un tuyau, car une désinfection chimique ou thermique efficace n&rsquo;est pas possible. Les tuyaux contiennent souvent un biofilm. Si cela s&rsquo;avère inévitable, le tuyau doit au moins être rincé pendant un certain temps afin d&rsquo;éliminer l&rsquo;eau stagnante qu&rsquo;il contient et qui présente un nombre très élevé de germes (fig. 2).</p>
<p>Un prélèvement réalisé directement dans l&rsquo;abreuvoir des animaux n&rsquo;a de sens que si l&rsquo;on recherche certains agents pathogènes (par exemple des salmonelles) en cas de symptômes aigus (par exemple diarrhée) (fig. 3). Dans un tel abreuvoir, on peut souvent s&rsquo;attendre à un nombre élevé de colonies et à une contamination par exemple par des entérocoques, E. coli/germes coliformes. Ce type de prélèvement correspond à l&rsquo;objectif c dans le domaine de l&rsquo;eau potable (« telle qu&rsquo;elle est consommée ») et ne permet pas de tirer de conclusions sur l&rsquo;adéquation de l&rsquo;eau alimentant l&rsquo;abreuvoir.</p>
<p>Lors du prélèvement d&rsquo;échantillons pour l&rsquo;analyse des paramètres chimiques, il n&rsquo;est pas nécessaire d&rsquo;utiliser un flacon stérile. Cependant, il convient également de laisser couler l&rsquo;eau pendant 2 à 3 minutes avant de procéder au prélèvement. Pendant le prélèvement, veillez à ce qu&rsquo;aucune saleté ou rouille ne se retrouve dans l&rsquo;échantillon. Contrairement à l&rsquo;analyse microbiologique, le flacon de prélèvement doit être rempli complètement et sans inclusion d&rsquo;air, puis envoyé au laboratoire dans un emballage réfrigéré si possible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Guide pour l&rsquo;évaluation de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement selon la législation sur les aliments pour animaux (BMLEH)</strong></p>
<p><strong>Paramètres microbiologiques</strong></p>
<table>
<tbody>
<tr bgcolor="e51e1e">
<td width="195"><span style="color: #ffffff;"><strong>Paramètre</strong></span></td>
<td width="135"><span style="color: #ffffff;"><strong>Valeur de référence</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="195">Salmonelles</td>
<td width="135">0/100 ml</td>
</tr>
<tr>
<td width="195">Campylobacter</td>
<td width="135">0/100 ml</td>
</tr>
<tr>
<td width="195">E. coli</td>
<td width="135">0/100 ml (de préférence libre de E. coli)</td>
</tr>
<tr>
<td width="195">Nombre total de germes aérobies à 20 °C</td>
<td width="135">&lt; 10.000 UFC/ml</td>
</tr>
<tr>
<td width="195">Nombre total de germes aérobies à 37 °C</td>
<td width="135">&lt; 1000 UFC/ml</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Recommandation pour les paramètres physico-chimiques</strong></p>
<table>
<tbody valign="top">
<tr bgcolor="e51e1e">
<td width="145"><span style="color: #ffffff;"><strong>Paramètre</strong></span></td>
<td width="57"><span style="color: #ffffff;"><strong>Unité</strong></span></td>
<td width="85"><span style="color: #ffffff;"><strong>Valeur de<br />
référence</strong></span></td>
<td width="317"><span style="color: #ffffff;"><strong>Notes</strong></span></td>
<td width="80"><span style="color: #ffffff;"><strong>Règlement sur l&rsquo;eau potable</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="145"><strong>Valeur pH</strong></td>
<td width="57"><strong> </strong></td>
<td width="85">&gt; 5, &lt; 9</td>
<td width="317">Corrosion dans le système de conduites, contamination par des métaux lourds</td>
<td width="80">6,5 – 9,5</td>
</tr>
<tr>
<td width="145"><strong>Conductivité électrique</strong></td>
<td width="57">µS/cm</td>
<td width="85">&lt; 3000</td>
<td width="317">Éventuellement diarrhées en cas de valeurs élevées, appétence</td>
<td width="80">2790</td>
</tr>
<tr>
<td width="145"><strong>Sels solubles, total</strong></td>
<td width="57">(g/l)</td>
<td width="85">&lt; 2,5</td>
<td width="317">Se réfère à la teneur en NaCl</td>
<td width="80"></td>
</tr>
<tr>
<td width="145"><strong>Oxydabilité</strong></td>
<td width="57">(mg/l)</td>
<td width="85">&lt; 15</td>
<td width="317">Mesure de la charge en substances oxydables/biofilm</td>
<td width="80">5</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Recommandation concernant la qualité chimique de l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement</strong></p>
<table>
<tbody valign="top">
<tr bgcolor="e51e1e">
<td width="111"><span style="color: #ffffff;"><strong>Paramètre</strong></span></td>
<td width="95"><span style="color: #ffffff;"><strong>Unité<br />
(unité mg/l)</strong></span></td>
<td width="340"><span style="color: #ffffff;"><strong>Problèmes possibles</strong></span></td>
<td width="145"><span style="color: #ffffff;"><strong>Règlement sur<br />
l&rsquo;eau potable</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Ammonium (NH<sub>4</sub><sup>+</sup>)</strong></td>
<td width="95">&lt; 3</td>
<td width="340">Indice de contamination</td>
<td width="145">0,5</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Arsenic (As)</strong></td>
<td width="95">&lt; 0,05</td>
<td width="340">Problèmes de santé, baisse de performance</td>
<td width="145">0,01</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Plomb (Pb)</strong></td>
<td width="95">&lt; 0,1</td>
<td width="340"><strong> </strong></td>
<td width="145">0,01</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Cadmium (Cd)</strong></td>
<td width="95">&lt; 0,02</td>
<td width="340"><strong> </strong></td>
<td width="145">0,005</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Calcium (Ca)</strong></td>
<td width="95">500</td>
<td width="340">Dysfonctionnements, dépôts calcaires dans les tuyaux et les vannes</td>
<td width="145">aucune valeur limite disponible</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Chlorure (CI-)</strong></td>
<td width="95">&lt; 250 (volaille)<br />
&lt; 500 (autres)</td>
<td width="340">Excréments humides</td>
<td width="145">250</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Fer (Fe)</strong></td>
<td width="95">&lt; 3</td>
<td width="340">Antagoniste d&rsquo;autres oligo-éléments, dépôts de fer dans les tuyaux, formation de biofilm, altération du goût</td>
<td width="145">0,2</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Fluor (F)</strong></td>
<td width="95">&lt; 1,5</td>
<td width="340">Troubles dentaires et osseux</td>
<td width="145">1,5</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Potassium (K)</strong></td>
<td width="95">&lt; 250 (volaille)<br />
&lt; 500 (autres)</td>
<td width="340">Excréments humides</td>
<td width="145">aucune valeur limite disponible</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Cuivre (Cu)</strong></td>
<td width="95">&lt; 2</td>
<td width="340">Prendre en compte la quantité totale chez les moutons et les veaux</td>
<td width="145">2</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Manganèse (Mn)</strong></td>
<td width="95">&lt; 4</td>
<td width="340">Précipitations dans le système de distribution, biofilms possibles</td>
<td width="145">0,05</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Sodium</strong> <strong>(Na)</strong></td>
<td width="95">&lt; 250 (volaille)<br />
&lt; 500 (autres)</td>
<td width="340">Excréments humides</td>
<td width="145">200</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Nitrate (NO<sub>3</sub>-)</strong></td>
<td width="95">&lt; 300 (bovins)<br />
&lt; 200 (autres)</td>
<td width="340">Risques liés à la formation de méthémoglobine, tenir compte de la quantité totale absorbée</td>
<td width="145">50</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Nitrite (NO<sub>2</sub>-)</strong></td>
<td width="95">&lt; 30</td>
<td width="340">Risques liés à la formation de méthémoglobine, tenir compte de la quantité totale absorbée</td>
<td width="145">0,5</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Mercure (Hg)</strong></td>
<td width="95">&lt; 0,003</td>
<td width="340">Troubles généraux</td>
<td width="145">0,001</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Sulfate (SO<sub>4</sub><sup>2</sup>-)</strong></td>
<td width="95">&lt; 500</td>
<td width="340">Effet laxatif</td>
<td width="145">250</td>
</tr>
<tr>
<td width="111"><strong>Zinc</strong> <strong>(Zn)</strong></td>
<td width="95">&lt; 5</td>
<td width="340">Altération des muqueuses</td>
<td width="145">aucune valeur limite disponible</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Résumé</h2>
<p>Outre les paramètres microbiologiques, tels que les E. coli pathogènes ou les salmonelles, les paramètres chimiques tels que le sulfate ou le nitrate, présents dans l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement, jouent un rôle particulier dans la santé des bovins. Les veaux sont généralement plus sensibles que les animaux adultes. Ainsi, des taux élevés de sulfate, à des concentrations de 500 à 600 mg de sulfate/l, ont des effets négatifs sur la consistance des excréments des veaux, tandis que des concentrations plus élevées (&gt; 2500 mg/l) entraînent des symptômes cliniques graves similaires à ceux d&rsquo;une carence en vitamine B1, qui peuvent s&rsquo;expliquer par une polioencéphalomalacie (Kamphues et al. 2007).<br />
Ces exemples montrent que l&rsquo;approvisionnement ad libitum de notre bétail en eau d&rsquo;abreuvement adaptée est un facteur important pour préserver sa santé et ses performances. Chez Laboklin, nous vous aidons volontiers à contrôler la qualité de votre eau d&rsquo;abreuvement et bien sûr à en interpréter les résultats de manière professionnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr. Martin Felten, Dr. Anna-Linda Golob,<br />
</em><em>Swanhild Wagenfeld</em></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1713769814380 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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<h5></h5>

		</div>
	</div>
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			<p><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/02/La_gestion_du_cheptel_bovin.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>La gestion du cheptel bovin : l&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement, élément clé pour des animaux sains et performants</strong></a></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les biomarqueurs fécaux dans les entéropathies chroniques chez le chien et le chat</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/les-biomarqueurs-fecaux-dans-les-enteropathies-chroniques-chez-le-chien-et-le-chat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 07:39:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laboklin.com/faecal-biomarkers-in-feline-and-canine-chronic-enteropathies/</guid>

					<description><![CDATA[Les biomarqueurs fécaux constituent un outil précieux et non invasif pour mieux comprendre les processus physiopathologiques dans le tractus gastro-intestinal. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-8"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Les biomarqueurs fécaux constituent un moyen précieux et non invasif d&rsquo;obtenir des informations sur les processus physiopathologiques dans le tractus gastro-intestinal. Ils permettent de différencier les causes inflammatoires et non inflammatoires des entéropathies chroniques, fournissent des indications sur la perte de protéines ou aident au suivi et à la planification du traitement. Nous vous présentons ci-dessous les biomarqueurs fécaux principaux actuellement disponibles en médecine vétérinaire.</p>

		</div>
	</div>
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			<h2>1. L’α1-antitrypsine</h2>
<p><strong>L&rsquo;α1-antitrypsine (α1-AT)</strong> est une protéine appartenant à la famille des inhibiteurs de la sérine protéase (serpines). Elle est principalement synthétisée dans le foie et circule dans le plasma sanguin à une concentration relativement stable. Sa fonction physiologique consiste à inhiber les enzymes protéolytiques, en particulier l&rsquo;élastase neutrophile, afin de prévenir les lésions tissulaires causées par des réactions inflammatoires excessives. Cependant, l&rsquo;α1-AT revêt une importance particulière en raison de son utilisation comme <strong>marqueur diagnostique dans les entéropathies avec perte de protéines (PLE). </strong>Contrairement à beaucoup d&rsquo;autres protéines, l&rsquo;α1-AT est largement résistante à la dégradation enzymatique dans le tractus gastro-intestinal. Si, en raison d&rsquo;une barrière intestinale perturbée (par exemple en cas d&rsquo;inflammation ou d&rsquo;ulcération), elle passe du plasma dans la lumière intestinale, elle reste intacte détectable dans les selles. Cela fait de l&rsquo;α1-AT un marqueur fécal idéal pour la perte de protéines plasmatiques par l&rsquo;intestin. Une détection dans les selles indique donc un dysfonctionnement de la barrière intestinale et est considérée comme un indicateur de perte de protéines intestinales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Indication<br />
</strong>Chez le chien, la détection de l&rsquo;α1-AT fécale a été particulièrement bien étudiée en tant que marqueur précoce approprié d&rsquo;une PLE en développement chez une race prédisposée (par exemple, le Soft Coated Wheaten Terrier). Les résultats montrent que le marqueur indique très tôt, même avant l&rsquo;apparition de symptômes cliniques ou d&rsquo;une hypoalbuminémie visible dans le sang, une perturbation correspondante de la barrière intestinale. Un autre domaine d&rsquo;application peut être le diagnostic d&rsquo;une hypoprotéinémie/hypoalbuminémie. La PLE ne s&rsquo;accompagne pas toujours de diarrhée, de sorte que l&rsquo;α1-AT fécale peut être utile pour expliquer la cause d&rsquo;une modification correspondante dans le sang. Chez les patients atteints d&rsquo;entéropathie chronique, une concentration élevée d&rsquo;α1-AT fécale indique une maladie grave correspondante.</p>
<p>Ce paramètre peut également être utilisé pour surveiller le traitement : une baisse des valeurs sous traitement indique une amélioration de la fonction de barrière intestinale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ce qu&rsquo;il faut prendre en considération<br />
</strong>La mesure s&rsquo;effectue généralement à l&rsquo;aide du test ELISA. Même de faibles quantités s&rsquo;échappant d&rsquo;une muqueuse endommagée sont détectées. Cependant, on observe des variations au cours de la journée ainsi qu&rsquo;une répartition inhomogène au sein d&rsquo;un échantillon de selles. Dans certains cas, cela peut avoir pour conséquence que, malgré la présence de la maladie, l&rsquo;analyse indique des concentrations faibles ou non mesurables. Le test de trois échantillons de selles consécutifs augmente la fiabilité du diagnostic.</p>
<p>L&rsquo;évaluation de l&rsquo;α1-AT fécale doit toujours être effectuée dans un contexte clinique. L&rsquo;intervalle de référence est large, des chevauchements avec des animaux témoins sains sont possibles et les fluctuations quotidiennes ainsi que la répartition inégale dans les selles peuvent entraîner des résultats faussement positifs ou faussement négatifs. Il convient également de noter que les concentrations sont logiquement plus élevées en cas d&rsquo;hémorragie gastro-intestinale ou d&rsquo;augmentation de la production de mucus dans l&rsquo;intestin.</p>
<p>L&rsquo;α1-AT ne permet pas de tirer des conclusions sur l&rsquo;étiologie d&rsquo;une PLE – il s&rsquo;agit d&rsquo;un marqueur quantitatif de la perte protéique, qui n&rsquo;est pas spécifique à l&rsquo;inflammation ou à la néoplasie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;α1-antitrypsine chez le chat</strong></p>
<p>Chez les chats, des données montrent également que la concentration peut être significativement élevée en cas d&rsquo;entéropathies chroniques. L&rsquo;interprétation doit être effectuée dans le contexte clinique. Dans l&rsquo;ensemble, l&rsquo;entéropathie chronique semble être plus souvent associée à une perte protéique intestinale chez les chats que chez les chiens. La définition d&rsquo;une PLE n&rsquo;est donc pas très simple chez cette espèce.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2. La calprotectine</h2>
<p><strong>La calprotectine</strong> est une protéine liant le calcium appartenant à la famille des protéines S100. Elle est principalement présente dans les granulocytes neutrophiles et est libérée en plus grande quantité lors de processus inflammatoires. En cas d&rsquo;inflammation gastro-intestinale, la calprotectine est libérée dans la lumen intestinale via la muqueuse intestinale et peut ainsi être détectée dans les selles. Sa détermination dans les selles permet <strong>une évaluation non invasive de l&rsquo;activité inflammatoire dans le tractus gastro-intestinal</strong> &#8211; tant en médecine humaine qu&rsquo;en médecine vétérinaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Indication<br />
</strong>Chez le chien, la calprotectine fécale est utilisée comme marqueur des maladies inflammatoires chroniques de l&rsquo;intestin. Des études montrent que des concentrations élevées sont corrélées à la gravité des modifications histologiques et à l&rsquo;indice d&rsquo;activité clinique (CCECAI). Il peut être utile pour différencier la diarrhée inflammatoire de la diarrhée non inflammatoire, pour évaluer l&rsquo;activité de la maladie et pour contrôler le traitement.</p>
<p>La pertinence de la calprotectine réside notamment dans sa capacité à refléter la gravité d&rsquo;une entéropathie chronique. Des études ont montré que les chiens présentant un CCECAI plus élevé (par exemple ≥12) ont des taux significativement plus élevés. Ce paramètre peut indiquer la nécessité d&rsquo;un traitement immunosuppresseur et permettre d&rsquo;établir un pronostic. Plus la concentration de calprotectine fécale est élevée, plus il est probable que le patient ait besoin d&rsquo;un traitement immunosuppresseur. Dans l&rsquo;évaluation de l&rsquo;évolution, une chute incomplète peut être le signe d&rsquo;une rémission incomplète. Une nouvelle augmentation est possible même avant une aggravation cliniquement visible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ce qu&rsquo;il faut prendre en considération<br />
</strong>Comme pour tous les biomarqueurs, la calprotectine n&rsquo;est pas spécifique à une maladie. Elle indique uniquement la présence et l&rsquo;étendue d&rsquo;une inflammation. Elle peut également être élevée en cas d&rsquo;infections bactériennes, de parasitoses ou de maladies tumorales. Une interprétation doit donc toujours être effectuée dans un contexte clinique et complétée par des examens complémentaires (par exemple, imagerie, endoscopie, histologie). Des concentrations de calprotectine dans la norme ne signifient pas qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;entéropathie. Cela peut tout à fait arriver chez le chien et s&rsquo;explique probablement par le fait que les chiens présentent moins souvent une réaction inflammatoire neutrophile qu&rsquo;une réaction inflammatoire lymphoplasmocytaire. De plus, chez le chien, de nombreuses entéropathies semblent être liées à l&rsquo;alimentation. Une forte réaction inflammatoire neutrophile n&rsquo;est pas à prévoir chez ces patients.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La calprotectine chez le chat<br />
</strong>La calprotectine donne également des résultats prometteurs chez les chats. Elle est notamment utilisée comme marqueur complémentaire dans les cas de diarrhées chroniques. Des examens destinés à différencier les processus inflammatoires des processus néoplasiques sont particulièrement pertinents (p. ex. lymphomes de faible malignité). La calprotectine fécale pourrait être nettement plus élevée en cas de lymphome. Cependant, il n&rsquo;a pas encore été clairement démontré qu&rsquo;une différenciation est possible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>3. La zonuline</h2>
<p><strong>La zonuline</strong> est une protéine endogène qui joue un rôle central dans la régulation de la perméabilité intestinale. Elle <strong>contrôle la perméabilité des jonctions serrées</strong>, c&rsquo;est-à-dire les connexions cellulaires qui relient étroitement les cellules épithéliales intestinales et empêchent ainsi la pénétration de substances indésirables. Une libération accrue de zonuline entraîne un relâchement de ces connexions cellulaires et donc une augmentation de la perméabilité de la muqueuse intestinale, un état appelé <strong>« leaky gut »</strong>. Dans des conditions physiologiques, la zonuline permet une ouverture temporaire de la barrière intestinale, par exemple pour la surveillance immunitaire ou lors des processus de transport. Cette régulation est finement ajustée et normalement réversible. Des états pathologiques apparaissent lorsque cette ouverture est persistante ou excessive, ce qui permet notamment le passage de composants bactériens, de toxines ou de protéines alimentaires mal digérées dans les tissus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Indication<br />
</strong>La zonuline a été identifiée comme un marqueur potentiel de l&rsquo;intégrité de la barrière intestinale. Des taux élevés de zonuline fécale ou sérologique ont été décrits en particulier chez les chiens souffrant d&rsquo;entéropathie chronique, d&rsquo;allergies alimentaires ou de maladies inflammatoires de l&rsquo;intestin. Des études montrent qu&rsquo;une expression dérégulée de la zonuline s&rsquo;accompagne d&rsquo;une augmentation de la perméabilité intestinale, c&rsquo;est-à-dire d&rsquo;un dysfonctionnement du mécanisme de barrière. La détermination de la zonuline offre donc notamment un aperçu non invasif du fonctionnement de la muqueuse intestinale. Malgré le nombre encore limité de données cliniques disponibles chez les petits animaux, la mesure de la zonuline ouvre de nouvelles perspectives diagnostiques et thérapeutiques dans l&rsquo;approche holistique des maladies gastro-intestinales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ce qu&rsquo;il faut prendre en considération<br />
</strong>La zonuline n&rsquo;est pas un marqueur spécifique à une maladie. Comme pour de nombreux biomarqueurs récents, les résultats doivent être interprétés dans le contexte clinique global. Seules des valeurs élevées ne permettent pas d&rsquo;établir un diagnostic, mais fournissent des indications sur des dysfonctionnements de la barrière. Des facteurs tels que le stress, les médicaments, l&rsquo;âge ou l&rsquo;alimentation peuvent influencer la concentration.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La zonuline chez le chat<br />
</strong></p>
<p>Les premières études pilotes menées chez les chats suggèrent que cette protéine pourrait également jouer un rôle dans les entéropathies chroniques félines (p. ex. l&rsquo;entérite lymphoplasmacocytaire ou les lymphomes de faible malignité).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>4. L’immunoglobuline A sécrétoire fécale (sIgA)</h2>
<p>L&rsquo;immunoglobuline A (IgA) est un élément central de la défense immunitaire muqueuse. Elle est produite sous forme d&rsquo;IgA sécrétoire (sIgA) par les plasmocytes dans la lamina propria de l&rsquo;intestin et transportée activement vers la lumen intestinale via l&rsquo;épithélium. Elle y forme une première barrière protectrice contre les micro-organismes pathogènes sans provoquer de réactions inflammatoires. Le sIgA agit ainsi comme un <strong>« videur » qui protège la muqueuse contre l&rsquo;adhérence bactérienne, l&rsquo;effet toxique et l&rsquo;invasion</strong>. L&rsquo;IgA sécrétoire se lie aux antigènes de surface des bactéries, virus ou toxines et les neutralise avant qu&rsquo;ils n&rsquo;entrent en contact avec les cellules épithéliales. Contrairement à l&rsquo;IgG ou à l&rsquo;IgM, l&rsquo;IgA n&rsquo;active toutefois pas le système du complément et n&rsquo;a donc pas d&rsquo;effet inflammatoire. Ceci est essentiel pour la tolérance immunologique dans l&rsquo;intestin, car de nombreux antigènes inoffensifs (p. ex. des composants alimentaires, des commensaux) y sont constamment présents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Indication<br />
</strong>Une concentration réduite dans les matières fécales peut indiquer une déficience immunitaire fonctionnelle de la muqueuse intestinale. Une production réduite de sIgA a notamment été observée chez les bergers allemands atteints d&rsquo;entéropathie chronique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ce qu&rsquo;il faut prendre en considération<br />
</strong>Le sIgA est considéré comme un indicateur de la compétence immunitaire muqueuse dans l&rsquo;intestin, même si son interprétation doit être faite avec prudence, car il peut être influencé par l&rsquo;âge, le stress, l&rsquo;alimentation et même la manière dont les échantillons sont prélevés. La détermination doit être effectuée sur des échantillons de selles aussi frais que possible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>SIgA chez le chat<br />
</strong>Chez les chats, les données disponibles sur le sIgA fécal sont encore peu nombreuses. Cependant, les premières études montrent que dans le cas de maladies intestinales chroniques, telles que l&rsquo;entérite inflammatoire ou le lymphome intestinal, on observe une diminution des concentrations de sIgA dans les selles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>5. L’élastase pancréatique canine 1</h2>
<p>L&rsquo;élastase est une enzyme protéolytique produite dans le pancréas exocrine et sécrétée dans l&rsquo;intestin grêle avec le suc pancréatique. Sa fonction principale consiste à dégrader l&rsquo;élastine, une protéine structurelle présente dans le tissu conjonctif. Dans le diagnostic, ce n&rsquo;est toutefois pas tant l&rsquo;activité enzymatique qui joue un rôle, mais plutôt la détection de quantités stables d&rsquo;élastase dans les selles, qui permettent de tirer des conclusions sur la fonction exocrine du pancréas. Contrairement à de nombreuses autres enzymes pancréatiques, l&rsquo;élastase présente dans la lumen intestinale est largement résistante à la dégradation enzymatique, aux acides biliaires et aux influences bactériennes. Elle est excrétée dans les matières fécales sans modification et peut y être détectée par des tests immunologiques (ELISA). Cela en fait <strong>un marqueur non invasif de la fonction pancréatique exocrine</strong>. Chez le chien, l’analyse de l&rsquo;élastase pancréatique 1 est un outil de dépistage utile, en particulier chez les patients présentant des symptômes gastro-intestinaux non spécifiques. Elle peut servir de complément ou de préliminaire à la détermination de l&rsquo;immunoréactivité spécifique de type trypsine (cTLI). Des valeurs normales d&rsquo;élastase excluent généralement une EPI cliniquement significative. Des valeurs nettement réduites peuvent indiquer un dysfonctionnement exocrine, mais doivent être confirmées à l&rsquo;aide du cTLI sérique. De faibles concentrations d&rsquo;élastase dans les selles peuvent par exemple être dues à l&rsquo;effet de dilution en cas de diarrhée et ne constituent donc pas une preuve d&rsquo;EPI à elles seules. De faibles concentrations d&rsquo;élastase peuvent également être observées chez des chiens en bonne santé. Une concentration de cTLI dans la gamme de référence exclut la présence d&rsquo;une EPI, même si l&rsquo;élastase fécale est très faible. Mais dans de très rares cas, une EPI avec une faible élastase fécale s&rsquo;accompagne d&rsquo;une concentration (faible) normale en cTLI : obstruction du canal pancréatique (le pancréas est fonctionnel, mais les enzymes ne parviennent pas dans l&rsquo;intestin), le prélèvement sanguin pour le cTLI n&rsquo;est pas effectué à jeun ou pendant une crise de pancréatite (les enzymes résiduelles encore présentes ont été libérées dans le sang).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>6. Les acides biliaires (totaux)</h2>
<p>Les acides biliaires sont synthétisés dans le foie et sécrétés dans l&rsquo;intestin grêle dans le cadre de la digestion. Environ 95 % d&rsquo;entre eux sont réabsorbés dans l&rsquo;iléon. Une perturbation de cette réabsorption, par exemple due à une inflammation chronique, entraîne une augmentation des quantités d&rsquo;acides biliaires primaires dans le côlon, où ils peuvent provoquer une diarrhée sécrétoire. Une dysbiose avec une conversion réduite en acides biliaires secondaires par Clostridium hiranonis (rebaptisé Peptacetobacter hiranonis) peut également influencer ces processus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>7. Les examens de dysbiose</h2>
<p>Le microbiote intestinal joue un rôle clé dans la pathogenèse des entéropathies chroniques. Les examens de dysbiose quantifient, à l&rsquo;aide de méthodes basées sur la PCR, les germes bactériens marqueurs pertinents (par exemple Faecalibacterium, Turicibacter, Clostridium hiranonis) et évaluent leur écart par rapport à l&rsquo;état physiologique. Un score modifié indique une perturbation de l&rsquo;homéostasie microbienne et peut être pertinent sur le plan pronostique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Résumé</h2>
<p>Au cours des dernières années, l&rsquo;évaluation des biomarqueurs fécaux s&rsquo;est progressivement imposée dans le diagnostic et le suivi thérapeutique des entéropathies chroniques. Alors que l&rsquo;α1-antitrypsine et la calprotectine peuvent fournir des indications directes sur la perte de protéines et l&rsquo;inflammation, les acides biliaires fournissent des informations complémentaires sur l&rsquo;intégrité fonctionnelle et bactérienne de l&rsquo;intestin. Leur utilisation ciblée peut fournir une base solide pour les décisions thérapeutiques, les contrôles de suivi et les évaluations pronostiques. L&rsquo;interprétation dans le contexte clinique et, le cas échéant, la combinaison de plusieurs paramètres pour augmenter la pertinence diagnostique restent importantes.</p>
<p>Pour obtenir un aperçu des biomarqueurs fécaux, vous pouvez télécharger le tableau suivant (allemand) : <a href="https://short.laboklin.com/LA0825_biomarker" target="_blank" rel="noopener">https://short.laboklin.com/LA0825_biomarker </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr. Jennifer von Luckner</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>
<strong>Gamme de prestations autour des entéropathies :</strong></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">Bilan intestinal (sérum)</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Bilans de diarrhée (matières fécales)</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Bilans parasitaires (matières fécales)</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Analyse de dysbiose (matières fécales)</span></li>
</ul>
</blockquote>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1713769814380 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<h5><span style="color: #000000;"><strong>Autres lectures</strong></span></h5>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Jergens AE, Heilmann RM. Canine chronic enteropathy — Current state-of-the-art and emerging concepts. Front Vet Sci. 2022;9:923013.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Oliveira IM, Ribeiro RR, Cysneiros MEC, Torres LB, Moraes VR, Ferreira LR, Silva WPR, Souza MR, Xavier RAL, Costa PRS, Martins DB, Borges NC. Intestinal biomarkers and their importance in canine enteropathies. Vet Med Int. 2024;2024:7409482.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Sacoor C, Barros LM, Montezinho L. What are the potential biomarkers that should be considered in diagnosing and managing canine chronic inflammatory enteropathies? Open Vet J. 2020;10:412–30.</strong></span></h6>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1733824624772 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-o-content-middle vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-2 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824634434"><div class="wpb_wrapper"><div class="vc_icon_element vc_icon_element-outer vc_custom_1770368791311 vc_do_icon vc_icon_element-align-center"><div class="vc_icon_element-inner  vc_icon_element-size-xl vc_icon_element-style-" ><span class="vc_icon_element-icon fa fa-solid fa-file-pdf" style="color:#e51e1e !important"></span><a class="vc_icon_element-link" href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/02/Les_biomarqueurs_fecaux_dans_les_enteropathies_chroniques_chez_le_chien_et_le_chat.pdf"  title="" target="_blank"></a></div></div></div></div></div><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-10 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824644825"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/02/Les_biomarqueurs_fecaux_dans_les_enteropathies_chroniques_chez_le_chien_et_le_chat.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>Les biomarqueurs fécaux dans les entéropathies chroniques chez le chien et le chat</strong></a></p>

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	</div>
</div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Taches sombres dans le champde vision: tumerus mélanocytaries ocolaires de l&#8217;uvée chez le chien &#038; le chat</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/taches-sombres-dans-le-champde-vision-tumerus-melanocytaries-ocolaires-de-luvee-chez-le-chien-le-chat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 09:11:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laboklin.com/dark-spots-in-sight-uveal-melanocytic-ocular-tumours-in-dogs-cats/</guid>

					<description><![CDATA[Les néoplasies intraoculaires chez les chiens et les chats sont relativement rares par rapport aux néoplasies touchant d'autres organes. Les tumeurs primaires sont plus fréquentes que les métastases.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-8"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Comparées à l&rsquo;apparition de tumeurs dans d&rsquo;autres systèmes d&rsquo;organes, les néoplasies intraoculaires sont relativement rares chez le chien et le chat. Les tumeurs primaires sont plus fréquentes que les maladies métastatiques.</p>
<p>Le diagnostic clinique des tumeurs intraoculaires représente souvent un défi. Contrairement aux tumeurs de la peau, les néoplasies dans l&rsquo;oeil ne sont souvent pas facilement identifiables de l&rsquo;extérieur. Les masses intraoculaires peuvent en outre provoquer différents symptômes cliniques en fonction des structures touchées dans l&rsquo;oeil, ce qui rend le diagnostic encore plus difficile. En conséquence, même des tumeurs très petites ou bénignes peuvent avoir des conséquences dramatiques sur le fonctionnement de l&rsquo;oeil. La perte ou la diminution de la vision, les lésions tissulaires et le développement d&rsquo;un glaucome secondaire sont des symptômes cliniques typiques qui incitent les propriétaires d&rsquo;animaux à demander un avis vétérinaire. Même si les tumeurs ont des effets différents dépendant de leur localisation anatomique dans l&rsquo;oeil, les néoplasies oculaires représentent une raison fréquente d&rsquo;énucléation.</p>
<p>Selon la littérature, les tumeurs mélanocytaires sont les néoplasies intraoculaires primaires les plus fréquentes, tant chez les chiens que chez les chats. Selon la classification de l&rsquo;OMS, elles sont divisées en deux groupes : les tumeurs bénignes sont appelées mélanocytomes, tandis que les variantes malignes sont appelées mélanomes.</p>
<p>Dans l&rsquo;oeil, l&rsquo;uvée antérieure est considérée comme la localisation la plus fréquente pour le développement de tumeurs mélanocytaires intraoculaires chez les animaux (Fig. 1). Chez le chien, la plupart des tumeurs sont bénignes, alors que chez le chat, elles sont principalement considérées comme malignes. En revanche, les néoplasies mélanocytaires de l&rsquo;uvée postérieure sont rares, tant chez le chien que chez le chat, et elles se comportent généralement de manière bénigne dans cette localisation.</p>
<p>Les caractéristiques particulières des deux entités les plus courantes chez le chien et le chat sont décrites plus en détail ci-dessous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Mélanome irien diffus félin (FDIM)</h2>
<p>Les tumeurs mélanocytaires représentent 67% de toutes les néoplasies oculaires primaires chez le chat. Le mélanome irien diffus félin est au premier rang des néoplasies mélanocytaires oculaires. Les mélanomes des limbes et les mélanomes atypiques constituent des variantes nettement moins fréquemment diagnostiquées. Le FDIM peut apparaître chez les chats de tout âge, l&rsquo;âge moyen étant de 9,4 ans. Aucune prédisposition de race ou de sexe n&rsquo;est connue. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une maladie maligne dont l&rsquo;aspect clinique est très variable, ce qui rend le diagnostic difficile dans certains cas, en particulier aux premiers stades de la maladie. Les lésions commencent souvent par de petits points pigmentés uniques ou multiples sur l&rsquo;iris, qui sont macroscopiquement reconnaissables à des taches noires plates. Ces taches sont appelées mélanose de l&rsquo;iris et sont considérées comme des précurseurs bénins de la FDIM.</p>
<p>La progression de la maladie est très variable et donc imprévisible. Les lésions peuvent rester inchangées pendant des mois, voire des années, alors que dans certains cas, la progression est rapide avec une croissance localement invasive et une métastase en peu de temps. Cela continue de compliquer la prise en charge clinique.</p>

		</div>
	</div>
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<a href='https://laboklin.com/fr/taches-sombres-dans-le-champde-vision-tumerus-melanocytaries-ocolaires-de-luvee-chez-le-chien-le-chat/macroscopical_view_of_canine_anterior_uveal_melanocytoma-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="718" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Macroscopical_view_of_canine_anterior_uveal_melanocytoma-1024x718.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Image macroscopique d&#039;un mélanocytome canin de l&#039;uvée antérieure (*) avec refoulement de l&#039;uvée, coupe transver-sale ; C = cornée, L = cristallin, V = corps vitré." srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Macroscopical_view_of_canine_anterior_uveal_melanocytoma-1024x718.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Macroscopical_view_of_canine_anterior_uveal_melanocytoma-300x210.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Macroscopical_view_of_canine_anterior_uveal_melanocytoma-768x538.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Macroscopical_view_of_canine_anterior_uveal_melanocytoma.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/taches-sombres-dans-le-champde-vision-tumerus-melanocytaries-ocolaires-de-luvee-chez-le-chien-le-chat/feline_diffuse_iris_melanoma-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="415" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Feline_diffuse_iris_melanoma-1024x415.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Mélanome irien diffus félin, région de l&#039;angle iridocornéen (F). L&#039;iris (I) est élargi par de nombreuses cellules tumorales mélanocytaires mal différenciées et modérément pigmentées. Croissance invasive (pointe de flèche) dans la sclérotique (S). Coloration HE, grossissement 8x. Échelle : 1 mm. B : Détail, flèche : figure de mitose atypique. Les cellules environnantes présentent des atypies cellulaires et nucléaires de degré moyen. Coloration HE, grossissement 20 fois. Échelle : 80 μm" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Feline_diffuse_iris_melanoma-1024x415.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Feline_diffuse_iris_melanoma-300x122.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Feline_diffuse_iris_melanoma-768x311.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Feline_diffuse_iris_melanoma.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/taches-sombres-dans-le-champde-vision-tumerus-melanocytaries-ocolaires-de-luvee-chez-le-chien-le-chat/eye_overview-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="625" height="1024" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Eye_overview-625x1024.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Eye, overview. Canine anterior uveal melanocytoma affecting the normal iris structure (square) with mild infiltrative growth (ellipse) in the adjacent sclera. L = lens, C = cornea, R = retina. HE staining, 0.6x magnification. Scale bar 4mm. B: Detail of the mass. Well-differentiated neoplastic melanocytes, highly pigmented, polygonal in shape. HE staining, 40x magnification. Scale bar: 60μm." srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Eye_overview-625x1024.jpg 625w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Eye_overview-183x300.jpg 183w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/07/Eye_overview.jpg 732w" sizes="auto, (max-width: 625px) 100vw, 625px" /></a>


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			<p>Cliniquement, il est impossible de distinguer une méla-nose de l&rsquo;iris et les premiers stades d&rsquo;un FDIM. Le passage d&rsquo;une mélanose de l&rsquo;iris à une FDIM maligne ne peut être déterminé que par un examen histologique. Dans la mélanose de l&rsquo;iris, les mélanocytes sont exclusivement limités aux couches extérieures de la surface de l&rsquo;iris dès qu&rsquo;il y a une propagation des mélanocytes atypiques dans le stroma de l&rsquo;iris, les lésions ont pro-gressé vers le FDIM. À ce stade, on peut observer cliniquement un épaississement de l&rsquo;iris, des modifications de la forme de la pupille (dyskorie) et une diminution de la mobilité de la pupille.<br />
La maladie peut progresser lentement ou rapidement. Actuellement, il n&rsquo;existe pas de bonne méthode pour prédire la vitesse de progression, car les facteurs qui accélèrent la progression de la maladie ne sont pas connus. En cas de progression lente, les signes pré-coces comprennent une augmentation du nombre ou de la taille des taches noires dans l&rsquo;iris. La surface de l&rsquo;iris apparaît alors irrégulière et non plus lisse. Lorsque la maladie progresse, elle se développe de manière localement invasive dans les tissus environnants (fig. 2A et B). Les masses tumorales peuvent s&rsquo;étendre à des degrés divers à l&rsquo;iris, à l&rsquo;angle iridocornéen et au corps ciliaire ; dans certains cas, l&rsquo;ensemble du globe oculaire est atteint avec les tissus environnants. Lorsqu&rsquo;il y a un trouble de l&rsquo;écoulement dans l&rsquo;angle irido-cornéen, le drainage de l&rsquo;humeur aqueuse ne fonctionne plus et un glaucome secondaire apparaît. Dans les cas avancés, des métastases peuvent se produire. Alors que les métastases intraoculaires se forment probablement via l&rsquo;exfoliation de cellules tumorales dans l&rsquo;humeur aqueuse, la voie la plus probable pour une métastase extra-oculaire est la propagation hématogène via le plexus veineux scléral &#8211; ce qui explique pourquoi l&rsquo;invasion de cellules tumorales dans le plexus constitue un facteur pronostique important. Les métastases sont le plus souvent décrites dans les organes abdominaux, notamment le foie. Mais la rate, les ganglions lympha-tiques, les os et les poumons peuvent également être touchés.<br />
Les données sur le potentiel métastatique sont rares. Les rapports sur les métastases varient de 19 à 63%. Cependant, ces études portent souvent sur un petit nombre de cas ou incluent un nombre relativement élevé de cas déjà très avancés. Comme l&rsquo;incidence des maladies métastatiques peut ainsi être faussement surestimée, ces résultats doivent être interprétés avec prudence. Même si plusieurs années peuvent s&rsquo;écouler entre le diagnostic d&rsquo;un FDIM et le décès dû aux métastases, le pronostic de la maladie doit être considéré comme prudent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>
<strong>Les indicateurs pronostiques négatifs pour l&rsquo;appari-tion de métastases dans le FDIM : </strong></p>
<ul>
<li>Nombre de mitoses &gt; 7/HPF (high power field)</li>
<li>Invasion du plexus veineux scléral, de la choroïde et du tissu conjonctif environnant</li>
<li>Nécrose intratumorale</li>
<li>Glaucome secondaire</li>
</ul>
</blockquote>
<p>Actuellement, la seule option de traitement est l&rsquo;énu-cléation. Il n&rsquo;existe pas de traitement adjuvant pour les maladies métastatiques du FDIM, comme c&rsquo;est le cas pour les mélanomes canins. Le diagnostic de mélanose de l&rsquo;iris doit être interprété avec prudence, car ces lésions peuvent évoluer assez rapidement et devenir malignes. Des examens cliniques de suivi réguliers et approfondis sont donc recommandés.</p>
<h2>Les tumeurs mélanocytaires canines de l&rsquo;uvée antérieure</h2>
<p>Les tumeurs mélanocytaires canines de l&rsquo;uvée anté-rieure sont les tumeurs intraoculaires primaires les plus fréquentes chez le chien. Elles touchent généralement les chiens d&rsquo;âge moyen et âgés, mais peuvent survenir à tout âge. Aucune prédisposition de race ou de sexe n&rsquo;est connue. Les néoplasies mélanocytaires uvéales canines sont généralement considérées comme bénignes, contrairement au mélanome irien diffus félin. Malgré leur comportement biologique généralement bé-nin, le terme « mélanome » est également couramment utilisé dans ce cas. En référence à la classification de l&rsquo;OMS, les variantes bénignes devraient être appelées plus correctement mélanocytome et les mélanomes malins.<br />
L&rsquo;aspect clinique des tumeurs mélanocytaires uvéales canines est très variable et concerne souvent l&rsquo;iris, le corps ciliaire ou les deux structures. La choroïde est ra-rement impliquée. Une extension locale de la tumeur entraîne souvent la formation d&rsquo;un glaucome, comme dans la variante du chat. Le mélanocytome canin bénin de l&rsquo;uvée antérieure présente une image relativement uniforme, indépendamment de la localisation intraocu-laire exacte du développement de la tumeur. En général, ces tumeurs sont très pigmentées et composées de cellules polygonales fusiformes à plates, qui ne présen-tent que des atypies cellulaires et nucléaires minimales (fig. 3B). Les figures mitotiques sont rares ou inexis-tantes. De nombreux mélanocytomes uvéaux canins s&rsquo;étendent le long du réseau cornéoscléral et se développent dans le stroma cornéen. De plus, la sclère et le tissu extrascléral sont souvent infiltrés par ces tumeurs (Fig. 3A).<br />
Ainsi, les mélanocytomes uvéaux canins de l&rsquo;uvée anté-rieure, bien que considérés comme bénins, présentent régulièrement une croissance localement invasive. Cette dernière est souvent considérée comme un signe de malignité dans d&rsquo;autres tumeurs. Cependant, les métastases ne sont rapportées que dans un faible pour-centage de cas de tumeurs mélanocytaires uvéales canines de l&rsquo;uvée antérieure, de sorte que la croissance localement invasive ne constitue pas un critère fiable de malignité et de distinction entre les comportements bénins et malins.<br />
En revanche, le nombre de mitoses est un facteur plus important pour déterminer la valeur intrinsèque, étant donné que la métastase se produit particulièrement dans les cas où le nombre de mitoses est élevé (&gt; 4/10 HPF, high power fields). Cependant, à part le nombre de mitoses, aucun autre critère histolo-gique n&rsquo;est actuellement connu pour prédire un comportement biologique malin. En général, les atypies cellu-laires et nucléaires sont nettement marquées dans les variantes malignes rares (mélanomes) et les tumeurs ne sont souvent que très discrètement pigmentées, voire pas du tout, ce qui rend le diagnostic difficile. Dans de tels cas, un examen immunohistologique peut s&rsquo;avérer utile pour confirmer l&rsquo;origine mélanocytaire des cellules tumorales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tab. 1: </strong>Aperçu des caractéristiques cliniques du mélanome irien diffus félin et du mélanocytome canin de l&rsquo;uvée antérieure</p>
<table>
<tbody>
<tr bgcolor="e51e1e">
<td width="102"></td>
<td width="105"><span style="color: #ffffff;"><strong>Feline diffuse iris melanoma</strong></span></td>
<td width="129"><span style="color: #ffffff;"><strong>Canine anterior uveal melanocytoma</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td width="102"><strong>Dignité </strong></td>
<td width="105">malignant</td>
<td width="129">benign (majority)</td>
</tr>
<tr>
<td width="102"><strong>Croissance invasive locale </strong></td>
<td width="105">Yes, sign of malignancy</td>
<td width="129">Yes, but not a reliable indicator of malignancy</td>
</tr>
<tr>
<td width="102"><strong>Potentiel de métastases</strong></td>
<td width="105">Yes</td>
<td width="129">No</td>
</tr>
<tr>
<td width="102"><strong>Progression de la maladie</strong></td>
<td width="105">Highly variable</td>
<td width="129">Slow</td>
</tr>
<tr>
<td width="102"><strong>Pronostic</strong></td>
<td width="105">Guarded</td>
<td width="129">Good after enucleation</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Résumé</h2>
<p>Dans le cas des tumeurs mélanocytaires uvéales canines et félines, il est difficile de distinguer les formes/précurseurs bénins des tumeurs uvéales malignes sur la seule base de signes cliniques (tableau 1). Les chats présentant une hyperpigmentation de l&rsquo;iris doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;un examen clinique général com-plet et d&rsquo;un examen oculaire spécifique. Un examen histologique est nécessaire pour faire la distinction entre une mélanose de l&rsquo;iris et les stades précoces d&rsquo;un mélanome irien diffus félin. Des examens d&rsquo;imagerie plus détaillés, tels que l&rsquo;échographie, le scanner ou l&rsquo;IRM, sont conseillés pour évaluer le degré d&rsquo;invasivité et la présence de métastases &#8211; d&rsquo;autant plus que le risque de métastases est plus important dans le cas du mélanome irien diffus félin que dans celui du mélanocytome canin de l&rsquo;uvée antérieure. es chiens atteints de tumeurs mélanocytaires de l&rsquo;uvée antérieure ont un pronostic favorable en ce qui concerne l&rsquo;espérance de vie dans les cas bénins (mélanocytomes), même si l&rsquo;énucléation est souvent recommandée.<br />
Dans quelques cas, les tumeurs présentent un nombre de mitoses &gt; 4/10 HPF, ce qui conduit alors à la classification comme mélanome. Les mélanomes ont un pronostic prudent, car le comportement malin est plus probable sous la forme d&rsquo;une progression plus rapide et de la présence de métastases.<br />
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les facteurs et les mécanismes qui influencent la progression d&rsquo;un mélanome irien diffus félin et prédisent avec précision le risque de métastases dans les tumeurs mélanocytaires canines de l&rsquo;uvée antérieure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>
<strong>Notre gamme de services pour les néoplasies :</strong></p>
<ul>
<li>Pathohistologie</li>
<li>Pathohistologie avec un effort accru</li>
<li>Cytologie</li>
<li>Examens immunohistologiques</li>
<li>etc.</li>
</ul>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><em>Cynthia de Vries, DVM, Dipl. ECVP &amp; Dr. Christina Stadler,<br />
Specialist Veterinarian for </em><em>Pathology</em></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1713769814380 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
	<div class="wpb_text_column wpb_content_element " >
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			<h5><strong>Weiterführende Literatur</strong></h5>
<h6><strong><span style="color: #808080;">Dubielzig RR, Ketring KL, McLellan GJ, Albert DM. The uvea. In: Veterinary ocular pathology: a comparative review. St. Louis: SaundersElsevier; 2010. p. 245–322.</span></strong></h6>
<h6><strong><span style="color: #808080;">Kayes D, Blacklock B. Feline Uveal Melanoma Review: Our Current Understanding and Recent Research Advances. Vet Sci. 2022 Jan 26;9(2):46. doi: 10.3390/vetsci9020046. PMID: 35202299; PMCID: PMC8877522.</span></strong></h6>
<h6><strong><span style="color: #808080;">Labelle AL, Labelle P. Canine ocular neoplasia: a review. Vet Ophthalmol. 2013 Jul;16 Suppl 1:3-14. doi: 10.1111/vop.12062. Epub 2013 Jun 11. PMID: 23751133.</span></strong></h6>
<h6><strong><span style="color: #808080;">Moreira MVL, Langohr IM, Campos MRA, Ferreira E, Carvalho B, Blume GR, Montiani-Ferreira F, Ecco R. Canine and feline uveal melanocytic tumours: Histologic and immunohistochemical characteristics of 32 cases. Vet Med</span></strong></h6>
<h6><strong><span style="color: #808080;">Sci. 2022 May;8(3):1036-1048. doi: 10.1002/vms3.752. Epub 2022 Feb 5. PMID: 35122675; PMCID: PMC9122463.</span></strong></h6>
<h6><strong><span style="color: #808080;">Wang AL, Kern T. Melanocytic Ophthalmic Neoplasms of the Domestic Veterinary Species: A Review. Top Companion Anim Med. 2015 Dec;30(4):148-57. doi: 10.1053/j.tcam.2015.06.001. Epub 2015 Jun 6. PMID: 27154598.</span></strong></h6>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1733824624772 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-o-content-middle vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-2 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824634434"><div class="wpb_wrapper"><div class="vc_icon_element vc_icon_element-outer vc_custom_1756128927595 vc_do_icon vc_icon_element-align-center"><div class="vc_icon_element-inner  vc_icon_element-size-xl vc_icon_element-style-" ><span class="vc_icon_element-icon fa fa-solid fa-file-pdf" style="color:#e51e1e !important"></span><a class="vc_icon_element-link" href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/08/LA_05_2025_FR.pdf"  title="" target="_blank"></a></div></div></div></div></div><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-10 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824644825"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/08/LA_05_2025_FR.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>Taches sombres dans le champde vision: tumerus mélanocytaries ocolaires de l&rsquo;uvée chez le chien &amp; le chat</strong></a></p>

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	</div>
</div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le diagnostic de l&#8217;otite chez le lapin</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/le-diagnostic-de-lotite-chez-le-lapin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 08:23:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laboklin.com/diagnosis-of-otitis-in-rabbits/</guid>

					<description><![CDATA[Les maladies de l'oreille chez les lapins sont une cause fréquente de consultation chez les petits mammifères.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-8"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>Les maladies de l&rsquo;oreille chez les lapins sont un motif de consultation fréquent dans le cabinet vétérinaire des petits mammifères. Mais elles sont malheureusement aussi souvent une découverte fortuite lors de l&rsquo;examen clinique. Dans la plupart des cas l&rsquo;otite signifie une inflammation d&rsquo;une ou plusieurs structures de l&rsquo;oreille et peut être divisée, comme chez le chien et le chat, en otite externe, otite moyenne et otite interne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les causes</h2>
<p>L&rsquo;âge, le sexe ou les conditions de détention ont peu d&rsquo;influence sur l&rsquo;apparition d&rsquo;une otite, mais les lapins béliers sont particulièrement touchés. En raison des restrictions anatomiques dues aux oreilles pendantes, une sténose du conduit auditif externe se produit et entraîne une accumulation de cérumen devant le tympan. Une ventilation limitée et une humidité accrue dans l&rsquo;oreille favorisent l&rsquo;otite externe et, le cas échéant, l&rsquo;otite moyenne. Les blessures, les corps étrangers, les ectoparasites et les infections ascendantes des voies respiratoires ou des dents sont d&rsquo;autres causes de l&rsquo;apparition d&rsquo;une otite chez le lapin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les symptômes</h2>
<p>Des symptômes différents sont observés dépendant de la cause.</p>
<ul>
<li><strong>Accumulation de cérumen</strong> dans l&rsquo;oreille externe : le cas échéant, réduction de l&rsquo;activité, moins de sursauts (grâce à l&rsquo;atténuation)</li>
<li><strong>Otite externe :</strong> secouement de la tête, démangeaisons de l&rsquo;oreille, modifications du pavillon de l&rsquo;oreille (rougeur, chaleur, dépôts, enflure, saignements), le cas échéant diverticulose auriculaire (sous le pavillon de l&rsquo;oreille), oreille tombante (chez les lapins à oreille dressée)</li>
<li><strong>Otite moyenne :</strong> le cas échéant, inclinaison de la tête, parésie faciale, syndrome de Horner</li>
<li><strong>Otite interne :</strong> symptômes susmentionnés et, le cas échéant, roulades, baisse de l&rsquo;état général et de la consommation de nourriture.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le diagnostic</h2>
<p>L&rsquo;examen de l&rsquo;oreille comprend un examen clinique, une analyse cytologique et, le cas échéant, un examen bactériologique/mycologique des sécrétions auriculaires (avec établissement d&rsquo;un antibiogramme). En cas de suspicion d&rsquo;atteinte de l&rsquo;oreille moyenne/interne, des examens d&rsquo;imagerie supplémentaires (radiographie, scanner) sont nécessaires. L&rsquo;exclusion d&rsquo;autres infections systémiques se fait à l&rsquo;aide d&rsquo;un examen sanguin avec hémogramme différentiel et détermination de l&rsquo;anti-corps d&rsquo;Encephalitozoon cuniculi.</p>
<p>L&rsquo;examen de l&rsquo;oreille, l&rsquo;analyse cytologique de l&rsquo;oreille et l&rsquo;examen bactériologique sont décrits plus en détail ci-dessous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Examen clinique</h2>
<p>L&rsquo;examen de l&rsquo;oreille commence par une inspection et une palpation approfondie de l&rsquo;oreille externe et de son pourtour (traces de grattage, blessure, diverticules, modifications de la peau).</p>
<p>En cas de tête penchée, la paupière et les lèvres doivent toujours être examinées attentivement. Une parésie faciale unilatérale (contraction de la lèvre supérieure (fig. 2), fermeture réduite des paupières et/ou syndrome de Horner (myosis, ptosis, énophtalmie)) peut être le signe d&rsquo;une implication de l&rsquo;oreille moyenne/interne.</p>
<p>Le conduit auditif externe est examiné à l&rsquo;aide d&rsquo;un otoscope/vidéoendoscope. Sur une oreille saine, en tirant légèrement la pinna vers le haut (fig. 1), on peut généralement voir jusqu&rsquo;au tympan (fig. 3). Si du matériel est présent dans le conduit auditif, il faut distinguer s&rsquo;il s&rsquo;agit « seulement » de cérumen congestionné (blanc en profondeur, jaunâtre vers l&rsquo;ouverture) et si le conduit auditif est par ailleurs non irritant, ou s&rsquo;il y a des signes d&rsquo;inflammation (rougeur, gonflement, lésions, liquéfaction des sécrétions) (fig. 4) et des causes primaires possibles comme des corps étrangers et/ou des ectoparasites. L&rsquo;analyse cytologique aide à faire la distinction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Prélèvement des échantillons</h2>
<p>Pour prélever correctement les échantillons, il faut un entonnoir d&rsquo;otoscope, des écouvillons fins (avec milieu), des lames porte-objet et des lamelles couvre-objet. Le prélèvement d&rsquo;échantillons dans le conduit auditif externe s&rsquo;effectue en général chez le lapin non sédaté (dans l&rsquo;oreille moyenne intra-opératoire). L&rsquo;enveloppement de l&rsquo;animal dans une serviette (« wrapping ») permet d&rsquo;éviter les mouvements de défense (fig. 1).</p>
<p>Afin de garantir un prélèvement aussi profond que possible, l&rsquo;écouvillon est glissé avec précaution à travers l&rsquo;entonnoir de l&rsquo;otoscope jusqu&rsquo;à proximité du tympan et légèrement tourné. Il est ensuite étalé sur une ou deux lames porte-objets pour l&rsquo;analyse cytologique, puis placé dans le tube de milieu correspondant pour une éventuelle culture ultérieure. Les écouvillons sont conservés à température ambiante ou au réfrigérateur pendant 24 heures (envoi sans réfrigération).</p>
<p>Il est toujours recommandé de prélever des échantillons dans les deux oreilles (le cas échéant, les étaler côte à côte sur une lame porte-objet) (fig. 5), même ou surtout si une seule oreille est touchée, afin d&rsquo;avoir une idée du microbiome auriculaire normal du patient.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Cytologie de l&rsquo;oreille</h2>
<p>La cytologie donne des indications importantes sur la composition des sécrétions (cérumen ou pus) et sur des causes primaires éventuelles telles que des ectoparasites, des levures et/ou un nombre accru de bactéries. Pour une préparation cytologique, l&rsquo;écouvillon prélevé est déroulé en fine couche sur deux lames porte-objets. Après séchage à l&rsquo;air, une lame est examinée au microscope natif (condenseur en bas, diaphragme fermé, grossissement 100 &#8211; 400 fois) pour détecter les ectoparasites. La deuxième lame est colorée, par exemple avec Diff-Quick®, et est également examinée après séchage à l&rsquo;air (100 &#8211; 400 fois, 1000 fois avec de l&rsquo;huile, condenseur en haut, diaphragme ouvert).</p>
<p>L&rsquo;analyse cytologique donne les premières informations sur la nature des sécrétions : cérumen non coloré (fig. 6) ou pus clairement coloré avec des stries d&rsquo;ADN (restes nucléaires de granulocytes neutrophiles et de kératinocytes) et des bactéries ou des levures (fig. 7). La quantité de bactéries (cocci, bâtonnets) et de levures (Malassezia) peut également être évaluée.</p>
<p>Les Malassezia (Malassezia cuniculi) chez les lapins sont ronds, de taille variable, parfois en bourgeonnement et de couleur bleu intense (Fig. 8).</p>
<p>L&rsquo;examen cytologique doit être effectué une première fois avant le début du traitement, puis lors du contrôle du traitement. Le jour du contrôle, aucun médicament ne devrait être introduit dans le conduit auditif.</p>

		</div>
	</div>
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<a href='https://laboklin.com/fr/le-diagnostic-de-lotite-chez-le-lapin/facial_nerve_palsy_rabbit-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="797" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Facial_nerve_palsy_rabbit-1024x797.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Parésie faciale avec contraction de la lèvre supérieure du côté droit chez un lapin bélier" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Facial_nerve_palsy_rabbit-1024x797.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Facial_nerve_palsy_rabbit-300x234.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Facial_nerve_palsy_rabbit-768x598.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Facial_nerve_palsy_rabbit.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/le-diagnostic-de-lotite-chez-le-lapin/view_eardrum_rabbit-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="770" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_eardrum_rabbit-1024x770.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Vue du tympan d&#039;un lapin (Pars tensa - transparent, Pars flacida - tissé)" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_eardrum_rabbit-1024x770.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_eardrum_rabbit-300x226.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_eardrum_rabbit-768x577.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_eardrum_rabbit.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/le-diagnostic-de-lotite-chez-le-lapin/view_rabbit_ear_filled_with_pus-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_rabbit_ear_filled_with_pus-1024x771.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Vue de l&#039;oreille externe d&#039;un lapin remplie de pus - l&#039;absence d&#039;irritation dans l&#039;oreille externe indique que le pus provient de l&#039;oreille moyenne." srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_rabbit_ear_filled_with_pus-1024x771.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_rabbit_ear_filled_with_pus-300x226.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_rabbit_ear_filled_with_pus-768x578.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/View_rabbit_ear_filled_with_pus.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/le-diagnostic-de-lotite-chez-le-lapin/smears_from_swabs_ears_rabbit-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Smears_from_swabs_ears_rabbit-1024x768.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Lames colorées Diff-Quick® avec frottis de l&#039;oreille du lapin droite (R) et gauche (L)" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Smears_from_swabs_ears_rabbit-1024x768.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Smears_from_swabs_ears_rabbit-300x225.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Smears_from_swabs_ears_rabbit-768x576.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Smears_from_swabs_ears_rabbit.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/le-diagnostic-de-lotite-chez-le-lapin/microscopic_image_cerumen-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_cerumen-1024x771.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Image microscopique du cérumen dans l&#039;oreille d&#039;un lapin. Le cérumen n&#039;absorbe pratiquement pas de colorant (grossissement 100x, Diff-Quick®)." srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_cerumen-1024x771.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_cerumen-300x226.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_cerumen-768x579.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_cerumen.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/le-diagnostic-de-lotite-chez-le-lapin/microscopic_image_stained_dna_streaks-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="766" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_stained_DNA_streaks-1024x766.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Microscopic image of an ear swab from a rabbit with otitis externa, showing clearly stained DNA streaks, keratinocytes, occasional neutrophil granulocytes, and cocci (magnification 100x, Diff-Quick®)" srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_stained_DNA_streaks-1024x766.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_stained_DNA_streaks-300x225.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_stained_DNA_streaks-768x575.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_stained_DNA_streaks.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>
<a href='https://laboklin.com/fr/le-diagnostic-de-lotite-chez-le-lapin/microscopic_image_malassezia_cuniculi-2/'><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="764" src="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_Malassezia_cuniculi-1024x764.jpg" class="attachment-large size-large" alt="Image microscopique d&#039;un frottis auriculaire d&#039;un lapin atteint d&#039;une otite à levures, avec de nombreux Malassezia cuniculi ronds, d&#039;un bleu intense. Le cérumen n&#039;absorbe pratiquement pas de colorant (grossissement 100x, Diff-Quick®)." srcset="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_Malassezia_cuniculi-1024x764.jpg 1024w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_Malassezia_cuniculi-300x224.jpg 300w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_Malassezia_cuniculi-768x573.jpg 768w, https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/10/Microscopic_image_Malassezia_cuniculi.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a>


		</div>
	</div>
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			<h2>Examen des cultures</h2>
<p>Pour l&rsquo;examen bactériologique (BU), les écouvillons sont étalés en laboratoire sur de la gélose au sang Columbia et de la gélose endo, puis placés dans un bouillon d&rsquo;enrichissement. Les plaques sont incubées en aérobiose à 36 ± 1 °C et la croissance bactérienne est contrôlée après 16 &#8211; 24 et 48 heures. Après 16 à 24 heures d&rsquo;incubation à 36 ± 1 °C, le bouillon d&rsquo;enrichissement est également étalé sur de la gélose au sang Columbia et de la gélose endo et incubé en aérobiose à 36 ± 1 °C pendant 16 à 24 heures supplémentaires. Les colonies bactériennes qui se sont développées sont identifiées ou différenciées visuellement ou par la méthode MALDI-TOF.</p>
<p>Pour l&rsquo;examen mycologique, les écouvillons sont en outre étalés sur une gélose sélective pour champignons. L&rsquo;incubation à 36 ± 1 °C pendant 7 jours au maximum. Les champignons en croissance sont différenciés soit macroscopiquement, soit microscopiquement, soit par la méthode MALDITOF.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Microbiome de l&rsquo;oreille</h2>
<p>L&rsquo;oreille moyenne est exempte de germes lorsqu&rsquo;elle est intacte. L&rsquo;oreille externe contient également, à l&rsquo;état sain, une petite quantité de flore mixte qui fait partie du microbiome cutané physiologique. Il s&rsquo;agit notamment de Staphylococcus (S.) aureus, Streptococcus spp, Enterococcus spp, Bacillus spp et de quelques Malassezia spp (Reuschel 2018, Galuppi et al. 2020). Si le milieu se modifie et si des changements pathologiques surviennent, le nombre d&rsquo;agents pathogènes à Gram négatif et d&rsquo;anaérobies augmente. Deux études allemandes récentes ont isolé jusqu&rsquo;à 55 espèces bactériennes issues de 12 familles (Hein et al. 2021), S. aureus (30 %) étant le plus souvent détecté, suivi de Pseudomonas aeroginosa, Pasteurella multocida, Enterobacter cloacae, E. coli, S. haemolyticus, Klebsiella oxytoca et Pasteurella spp (Reuschel 2018, Hein et al. 2021).</p>
<p>Jusqu&rsquo;à 50 % des examens bactériologiques de l&rsquo;oreille sont négatifs malgré les résultats macroscopiques (Reuschel 2018, Hein et al. 2021), soit en raison d&rsquo;un prélèvement superficiel dans le pus, soit en raison d&rsquo;un traitement préalable. La dernière administration de médicaments (y compris les nettoyants auriculaires et les antibiotiques systémiques) devrait donc idéalement dater d&rsquo;au moins 5 jours.</p>
<blockquote><p>
La condition préalable à la réussite de la culture et à l&rsquo;obtention d&rsquo;un résultat probant est le prélèvement d&rsquo;un échantillon profond, le moins contaminé possible, avant le début du traitement.
</p></blockquote>
<h2></h2>
<h2>Résumé</h2>
<p>Les otites profondes peuvent souvent être évitées grâce à un dépistage précoce et à un traitement ciblé. L&rsquo;examen de l&rsquo;oreille et l&rsquo;analyse cytologique sont les premières mesures à prendre à cet effet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr. Corinna Hader, Dr. Jutta Hein</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table>
<tbody>
<tr bgcolor="e51e1e">
<td colspan="2" width="334"><span style="color: #ffffff;"><strong>Gamme de prestations</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td>#174</p>
<p>#204</td>
<td>Examen parasitaire</p>
<p>Cytologie</td>
</tr>
<tr>
<td>#150</p>
<p>#1061</p>
<p>#156</p>
<p>#725</td>
<td>Bactériologie (aerob)</p>
<p>Bactériologie aérobie + anaérobie</p>
<p>Bactériologie (aérobie) et mycologie</p>
<p>+ Antibiogramme si nécessaire</td>
</tr>
<tr>
<td>#1175</p>
<p>#725</td>
<td>Bactériologie + mycologie + ectoparasites (microscopique, culture, bactériologie + mycologie)</p>
<p>+ Antibiogramme</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>(# Numéros de prestations)</p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1713769814380 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
	<div class="wpb_text_column wpb_content_element " >
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			<h5><span style="color: #000000;"><strong>Autres lectures</strong></span></h5>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Reuschel M. Untersuchungen zur Bildgebung des Kaninchenohres mit besonderer Berücksichtigung der Diagnostik einer Otitis bei unterschiedlichen Kaninchenrassen [Dissertation]; Hannover: Stiftung Tierärztliche Hochschule Hannover; 2018.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Hein J, Maier H, Meyer C. Kaninchenohren &#8211; Keimspektrum und Resistenzverhalten der häufigsten Erreger 2015 – 2019. [Poster] 3. Augsburger Thementage der DGK-DVG, online; 22.-24.01.2021. Abstract Kleintierpraxis 2021;4(66):243-247.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Galuppi R, Morandi B, Agostini S, Dalla Torre S, Caffara M. Survey on the Presence of Malassezia spp. in Healthy Rabbit Ear Canals. Pathogens. 2020 Aug 25;9(9):696. doi: 10.3390/pathogens9090696.</strong></span></h6>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1733824624772 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-o-content-middle vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-2 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824634434"><div class="wpb_wrapper"><div class="vc_icon_element vc_icon_element-outer vc_custom_1770207673663 vc_do_icon vc_icon_element-align-center"><div class="vc_icon_element-inner  vc_icon_element-size-xl vc_icon_element-style-" ><span class="vc_icon_element-icon fa fa-solid fa-file-pdf" style="color:#e51e1e !important"></span><a class="vc_icon_element-link" href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/02/Le_diagnostic_de_l_otite_chez_le_lapin.pdf"  title="" target="_blank"></a></div></div></div></div></div><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-10 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824644825"><div class="wpb_wrapper">
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		<div class="wpb_wrapper">
			<p><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2026/02/Le_diagnostic_de_l_otite_chez_le_lapin.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>Le diagnostic de l&rsquo;otite chez le lapin</strong></a></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le table ronde d&#8217;experts Laboklin au sujet du lymphome</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/le-table-ronde-dexperts-laboklin-au-sujet-du-lymphome/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 09:45:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laboklin.com/the-laboklin-expert-panel-on-lymphoma/</guid>

					<description><![CDATA[Les comités d'experts LABOKLIN, qui traitent de sujets passionnants et réunissent des spécialistes de renom, sont extrêmement populaires. Nous avons sélectionné les réponses les plus importantes à vos questions sur le thème du lymphome.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
	<div class="wpb_text_column wpb_content_element " >
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			<p>Les tables rondes d&rsquo;experts Laboklin, avec leurs thèmes passionnants et leurs experts brillants, jouissent d&rsquo;une grande popularité. Parmi les réponses à vos questions sur le lymphome, nous avons sélectionné les plus importantes pour vous.</p>
<p>Les experts suivants étaient présents :<br />
Prof. Dr Carla Rohrer Bley, diplômée ACVR (Radiation Oncology), diplômée ECVDI (Add Rad Oncol), directrice de la clinique de radio-oncologie &amp; d&rsquo;oncologie médicale de l&rsquo;hôpital universitaire vétérinaire de Zurich ; Dr Heike Karpenstein-Klumpp, FTA radiologie + imagerie médicale, FTA médecine interne, Zentrum für Tiergesundheit Baden-Baden ; Dr Sandra Lapsina, diplômée ECVCP, diagnostic de laboratoire Laboklin avec focus sur l&rsquo;hématologie/diagnostic des lymphomes ; Dr Jarno Schmidt, diplômé ECVIM (oncologie), FTA médecine interne petits animaux/animaux de compagnie, Master Mediation + Konfliktmanagement, IVC Evidensia Tierklinik Hofheim.</p>
<p><em>La Prof. Dr Rohrer Bley</em> donne <strong>un aperçu</strong> introductif. Elle explique que le lymphome est une dégénérescence néoplasique des lymphocytes qui peut être généralisée ou localisée. On distingue différents types de lymphomes en fonction de leur appartenance à un organe. Chez le chien, le lymphome multicentrique généralisé affectant les ganglions lymphatiques est particulièrement fréquent. Les lymphomes médiastinaux, cutanés et intestinaux sont plus rares. Chez le chat, les lymphomes gastro-intestinaux sont particulièrement fréquents, suivis par les lymphomes des reins, du nez et du médiastin. Une autre classification importante se fait sur la base de l&rsquo;origine des cellules, par exemple en lymphome à cellules B ou à cellules T.</p>
<p>Interrogé sur<strong> les prédispositions raciales</strong>, le Dr Schmidt explique que toutes les races peuvent être touchées. Il semble toutefois que la maladie soit proportionnellement plus fréquente chez certaines. Il existe des différences régionales à cet égard. Ainsi, aux États-Unis, le Golden Retriever est très souvent cité, alors que dans l&rsquo;espace européen, ce sont plutôt les boxers, les dobermans et les bouviers bernois.</p>
<p>En ce qui concerne <strong>le pronostic</strong>, la <em>Dr Lapsina</em> sait que le type de cellules joue un rôle. Ainsi, dans le cas du lymphome multicentrique canin, le pronostic est souvent moins bon pour les lymphomes à cellules T que pour les lymphomes à cellules B. De plus, les soustypes peuvent jouer un rôle décisif. Il peut donc être utile, après confirmation du diagnostic, de procéder à une classification plus poussée du lymphome (par exemple sur la base d&rsquo;un immunophénotypage par cytométrie de flux ou immunohistochimie).<br />
<em>Le Dr Schmidt</em> confirme ces données et ajoute que certaines formes anatomiques ont un pronostic moins favorable (par exemple le lymphome rénal félin, le lymphome intestinal canin). Toutefois, outre les lymphomes agressifs (de haut grade), il y a aussi des lymphomes indolents ou de bas grade pour lesquels le pronostic peut être nettement meilleur (par exemple le lymphome intestinal félin à petites cellules).</p>
<p>Les participants souhaitent savoir quels résultats conduisent à <strong>une suspicion de lymphome</strong>. <em>La Dr Karpenstein-Klumpp</em> observe des ganglions lymphatiques périphériques hypertrophiés chez le chien. Elle se montre également attentive à un chien dont la rate est grande à la palpation ou à un chat présentant une rénomegalie. Chez le chat, elle effectue toujours une compression prudente du thorax crânien. La paroi thoracique, normalement très mobile chez le chat, reste rigide en présence de grandes masses médiastinales. D&rsquo;autres déclencheurs pour initier une recherche de<br />
lymphome peuvent être une perte de poids chronique, une polyurie/polydipsie (PU/PD) ou une fièvre d&rsquo;origine inconnue.</p>
<p><em>La Dr Lapsina</em> rapporte que <strong>les résultats sanguins</strong> sont généralement non spécifiques. Les modifications pour lesquelles le lymphome doit être considéré comme un diagnostic différentiel sont l&rsquo;anémie non régénérative, la thrombocytopénie, la lymphocytose, l&rsquo;éosinophilie, l&rsquo;hypercalcémie, l&rsquo;hyperglobulinémie et les concentrations élevées de protéines de phase aiguë (sérum amyloïde A chez le chat, protéine C-réactive chez le chien). La LDH occupe une place particulière. En cas de lymphome, elle peut être très élevée et même avoir une incidence sur le pronostic.</p>
<p>En plus, <strong>les marqueurs tumoraux</strong> peuvent être déterminés. Toutefois, comme <em>la Dr Lapsina</em> le souligne, ceux qui sont actuellement disponibles sont plutôt adaptés au dépistage chez les chiens cliniquement sains et au suivi de la situation. Il convient de mettre l&rsquo;accent sur la thymidine kinase et les nucléosomes. La thymidine kinase est détectée en plus grande quantité en cas de prolifération cellulaire. Elle est élevée en cas de lymphome (mais aussi en cas d&rsquo;inflammation). Elle est intéressante parce qu&rsquo;elle peut indiquer précocement une récidive dans le lymphome multicentrique canin après/sous traitement, même avant la présence d&rsquo;une lymphadénomégalie cliniquement identifiable. La détermination avant le début du traitement peut donc être utile pour le suivi ultérieur. Les nucléosomes sont retrouvés en plus grand nombre dans le sang en cas de destruction cellulaire. Une concentration élevée chez un chien cliniquement sain peut être utilisée comme premier dépistage de tumeurs. Cependant, il est important de noter que l&rsquo;évaluation est difficile chez les chiens présentant de la fièvre ou d&rsquo;autres symptômes cliniques, car le marqueur ne fait pas la distinction entre l’inflammation et la néoplasie.</p>
<p><em>La Dr Karpenstein-Klumpp</em> nous donne un excellent aperçu des résultats évocateurs <strong>de l&rsquo;échographie abdominale</strong>. Chez le chien atteint d&rsquo;un lymphome multicentrique, elle constate souvent une rate hypertrophiée avec des zones circonscrites et hypoéchogènes et de gros ganglions lymphatiques abdominaux ronds et sans écho. En revanche, un lymphome dans le foie présente généralement moins de modifications typiques et est souvent difficile à identifier. Le lymphome rénal du chat se caractérise par une rénomegalie avec une surface souvent irrégulière et une bordure hypoéchogène. Le lymphome à grandes cellules du tractus gastro-intestinal se distingue généralement chez le chien et le chat par un épaississement de la paroi focal et très hypoéchogène<br />
avec une perte complète de la couche. Les ganglions lymphatiques abdominaux associés sont généralement grands, ronds et hypoéchogènes. En revanche, le lymphome intestinal à petites cellules ou de faible malignité, fréquent chez le chat, ne peut pas être distingué d&rsquo;une maladie intestinale inflammatoire à l&rsquo;échographie. La couche musculaire de l&rsquo;intestin est souvent élargie (comme dans les maladies inflammatoires) et la stratification est préservée. Les ganglions lymphatiques intestinaux sont élargis et généralement d&rsquo;une échogénicité réduite, mais ils ne présentent pas l&rsquo;hypoéchogénicité forte et la modification de forme.</p>
<p><em>La Dr Lapsina</em> insiste sur le fait que <strong>l’analyse cytologique </strong>est un outil de diagnostic central pour la clarification d&rsquo;un lymphome. Si la cytologie révèle une population de lymphocytes très semblables (monomorphes) et/ou si les lymphocytes présentent des atypies, il y a alors un fort soupçon de lymphome. Dans ce contexte, la <em>Prof. Dr. Rohrer Bley</em> recommande clairement de <strong>ne pas commencer de traitement « diagnostique »</strong> avec des glucocorticoïdes. En effet, la suite du diagnostic, notamment la cytologie, n&rsquo;est généralement plus probante.</p>
<p>La Dr Lapsina donne de précieux conseils pour la pratique <strong>d&rsquo;une ponction des ganglions lymphatiques</strong> et la réalisation d&rsquo;un frottis bien interprétable. Dans la mesure du possible, la ponction doit être effectuée sans aspiration. Cela permet d&rsquo;éviter une contamination excessive du sang ainsi qu&rsquo;un trop grand nombre de cellules sur la lame. Le lymphome a tendance à libérer de nombreuses cellules qui se superposent sur la lame. Cela a pour conséquence que la préparation ne peut pas être évaluée de manière adéquate. Souvent, une ponction réussit bien si seule la canule est utilisée sans seringue montée. Le volume de l&rsquo;aiguille doit être plutôt petit (par ex. 22 gauge). Le matériel déposé sur une lame porte-objet est étalé très soigneusement à l&rsquo;aide d&rsquo;une deuxième lame porte-objet. Les cellules de lymphome sont fragiles et sont rapidement détruites par la pression. Elles ne sont alors plus évaluables sous l&rsquo;angle cytologique. Si plusieurs ganglions lymphatiques sont hypertrophiés, il est recommandé de choisir les ganglions précapulaires ou poplités pour la ponction. Les ganglions lymphatiques mandibulaires sont souvent affectés par des infections de la cavité buccale, ce qui peut rendre le diagnostic plus difficile. De plus, ils sont souvent confondus avec les glandes salivaires lors des prélèvements.</p>
<p>L’analyse cytologique peut être suivie d&rsquo;une<strong> immuno-phénotypisation</strong> par cytométrie de flux ou <strong>PARR</strong> (PCR for antigen receptor rearrangement). <em>La Dr Lapsina</em> explique de quoi il s&rsquo;agit et à quoi sert chaque méthode. La PARR est une PCR qui examine si les lymphocytes présents appartiennent à un clone commun ou s&rsquo;ils ont une ascendance différente. Elle donne une réponse oui/non à la question si le matériel analysé est un lymphome et est donc utilisée en priorité lorsque l’analyse cytologique n&rsquo;est pas concluante. La PARR est une méthode robuste qui peut être utilisée avec n&rsquo;importe quel matériel, y compris des cellules déjà colorées sur une lame. Contrairement à l&rsquo;immunophénotypage par cytométrie de flux, il ne permet pas de déterminer les soustypes. Cette dernière est un examen important pour la classification et le pronostic ultérieurs. Elle nécessite du matériel frais et liquide. Le sang et les prélèvements cellulaires « rincés » dans un mélange de NaCl à 0,9 % et de sérum de patient (rapport 50:50) peuvent être utilisés pour l&rsquo;analyse. Une alternative est l&rsquo;immunohistochimie par biopsie. Cette variante est la plus fiable, mais elle nécessite plus de temps et est plus invasive en ce qui concerne le prélèvement d&rsquo;échantillons.</p>
<p>En plus, les participants sont intéressés par l&rsquo;avis des experts sur le <strong>staging</strong>. <em>Le Dr Schmidt</em> indique que le lymphome multicentrique canin est divisé en cinq stades. La plupart des chiens atteints de lymphome multicentrique sont présentés au stade 3 (atteinte généralisée des ganglions lymphatiques périphériques) ou 4 (en plus, le foie et la rate sont également anormaux). Il est intéressant de noter qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de différence de pronostic entre les deux stades. En cas de résultats échographiques typiques (p. ex. teigne-milot), <em>le Dr Schmidt</em> n&rsquo;insiste généralement pas à effectuer un examen cytologique de la rate et du foie. Toutefois, il recommande toujours une hématologie complète, y compris l&rsquo;évaluation d&rsquo;un frottis sanguin fraîchement réalisé. Si de nombreux lymphocytes de grande taille et/ou atypiques y sont présents, un stade 5 (atteinte de la moelle osseuse) est probable. Le pronostic est alors moins bon. Les substrats cliniques a) bon état général clinique et b) cliniquement malade (p. ex. vomissement, PU/PD, perte de poids) sont également importants. Le pronostic est nettement meilleur au stade a). <em>La Prof. Rohrer Bley</em> fait remarquer que la situation est légèrement différente chez les chats atteints de lymphome nasal. Le lymphome nasal est une maladie locale qui peut être traitée par radiothérapie. Toute implication systémique doit être exclue au préalable par un staging consciencieux (radiographie du thorax, échographie des reins et des ganglions lymphatiques abdominaux, cytologie des ganglions lymphatiques modifiés ainsi que du foie et de la rate).</p>
<p><em>La Dr Karpenstein-Klumpp</em> peut rassurer en ce qui concerne les ponctions d&rsquo;organes internes guidées par ultrasons. Ce n&rsquo;est pas si difficile. La rate, en particulier, est facile à atteindre. L&rsquo;idéal est de travailler avec la technique de l&rsquo;aiguille à coudre (en avant et en arrière, pas en éventail) sans aspiration. Chez de nombreux patients, la ponction se fait sans complications, même sans sédation. Toutefois, la décision doit être prise sur la base d’évaluation individuelle du patient, de sa propre expertise et de l&rsquo;organe à ponctionner.</p>
<p>Le traitement dépend du type de lymphome. La thérapie médicamenteuse est l&rsquo;élément central. Certains types de lymphomes, comme le lymphome nasal du chat, peuvent être traités efficacement par radiothérapie (à condition qu&rsquo;ils soient effectivement limités à la cavité nasale). Les possibilités chirurgicales sont limitées. La chirurgie peut être utilisée pour des nodules cutanés singuliers, des ganglions lymphatiques affectés isolément et pour éliminer un iléus dans le cas d&rsquo;un lymphome intestinal, mais elle est toujours accompagnée d&rsquo;un traitement médicamenteux. Dans le cas du lymphome rénal du chat en particulier, il faut absolument tenir compte du fait qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une maladie bilatérale. L&rsquo;ablation unilatérale d&rsquo;un rein n&rsquo;a aucun sens.</p>
<p><em>Le Dr Schmidt</em> conseille d&rsquo;informer les propriétaires d&rsquo;animaux de manière détaillée sur les effets secondaires et les risques, sans toutefois attiser des peurs inutiles. Comme le terme « chimiothérapie » suscite souvent de fausses associations, il préfère parler de « thérapie médicamenteuse contre le cancer ». Comme pronostic, il donne les horizons suivants comme règle générale pour le lymphome multicellulaire à grandes cellules du chien sous chimiothérapie : 50 % des chiens traités avec un lymphome à cellules B sont encore en vie après 12 mois, pour le lymphome à cellules T après 7 à 8 mois. Il est important de noter qu&rsquo;il s&rsquo;agit de valeurs statistiques. Dans certains cas, il est possible d&rsquo;obtenir des durées de survie tout à fait longues, parfois même de plusieurs années. Une guérison est possible, mais rare. L&rsquo;utilisation de glucocorticoïdes seuls est palliative et la moitié des chiens meurt dans les 2 à 3 mois.</p>
<p>Un cycle complet de chimiothérapie dure généralement 4 à 5 mois. La plupart des protocoles contiennent de la doxorubicine, de la vincristine, du cyclophosphamide et de la prednisolone (protocole dit CHOP). Pour les lymphomes à cellules T, on choisit souvent un protocole contenant de la lomustine (généralement appelé LOPP). Chez les chats, on utilise souvent uniquement la vincristine, le cyclophosphamide et la prednisolone (COP). Les substances actives sont choisies de manière à ce que les groupes de substances ayant des mécanismes d&rsquo;action différents alternent afin d&rsquo;obtenir un spectre d&rsquo;action aussi large que possible. La doxorubicine et la vincristine doivent être administrées par voie intraveineuse, tandis que le cyclophosphamide, la lomustine et la prednisolone sont disponibles sous forme de médicaments oraux. Cependant, le partage des comprimés, souvent nécessaire, pose des problèmes car les nouvelles dispositions légales rendent difficile la mise à disposition de dosages adaptés à la médecine vétérinaire. Une simple « chimiothérapie par comprimés » est généralement moins efficace, car il manque des substances actives importantes telles que la doxorubicine et la vincristine. Le lymphome intestinal à petites cellules du chat constitue certainement une exception à cette règle.</p>
<p>Les effets secondaires possibles sont la perte d&rsquo;appétit, le vomissement, la diarrhée et les infections secondaires dues à l&rsquo;immunosuppression (leucopénie induite par la chimiothérapie). En outre, des lésions tissulaires peuvent survenir autour de l&rsquo;accès veineux si le produit chimiothérapeutique n&rsquo;a pas été appliqué correctement. La doxorubicine présente la particularité d&rsquo;être cardiotoxique. Elle ne devrait pas être utilisée chez les patients présentant des antécédents cardiaques. De nombreux agents chimiothérapeutiques (p. ex. la vincristine, la doxorubicine) sont contre-indiqués chez les patients présentant un défaut MDR1.</p>
<p>En ce qui concerne l&rsquo;exécution, la sécurité du personnel manipulant les produits chimiothérapeutiques doit être garantie. Les produits chimiothérapeutiques ne peuvent être préparés pour l&rsquo;application que sur un établi spécial équipé d&rsquo;une hotte. Alternativement, ils peuvent être commandés dans certaines pharmacies qui les livrent dans un système fermé. Il est important d&rsquo;informer le personnel et les propriétaires d&rsquo;animaux sur la manière de traiter les produits chimiothérapeutiques. Les substances peuvent être éliminées par l&rsquo;urine, les fèces et la salive. On ne sait toutefois pas dans quelle mesure cela présente un risque pour la santé des personnes et des animaux en contact. Une attention particulière est accordée aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. Les échantillons de sang prélevés peu après une chimiothérapie doivent être traités avec précaution.</p>
<p><em>La Prof.Dr Rohrer Bley</em> explique qu&rsquo;une des particularités du lymphome est sa radiosensibilité. Mais en raison de son apparition souvent généralisée et/ou de sa localisation intrathoracique ou intra-abdominale, la radiothérapie n&rsquo;est souvent pas réalisable de manière judicieuse. De bons résultats sont obtenus lors de l&rsquo;irradiation du lymphome nasal du chat. Un protocole classique comprend 10 séances d&rsquo;irradiation sur une période de deux semaines. L&rsquo;amélioration clinique est très rapide avec des durées de survie moyennes autour de 2 à 3 ans. Il faut toutefois s&rsquo;attendre à ce qu&rsquo;un tiers des patients développent ultérieurement une maladie systémique.</p>
<p>Un autre domaine d&rsquo;application de la radiothérapie est le lymphome cutané, tant que les lésions cutanées solitaires sont détectées suffisamment tôt, avant qu&rsquo;elles ne se soient propagées sur une grande surface, et/ou qu&rsquo;elles soient limitées à la cavité buccale.</p>
<p>En ce qui concerne le monitoring, <em>la Prof. Dr Rohrer Bley</em> rapporte qu&rsquo;elle y renonce dans la mesure du possible. Elle sensibilise plutôt ses clients aux symptômes possibles, de sorte que les patients soient présentés rapidement dès qu&rsquo;une nouvelle progression apparaît.<em> Le Dr Schmidt</em> recommande de peser régulièrement les chats et de les présenter pour un examen en cas de perte de poids significative.<em> La Dr Karpenstein-Klumpp</em> répond volontiers aux besoins des propriétaires d&rsquo;animaux. Beaucoup d&rsquo;entre eux souhaitent une visite régulière chez le vétérinaire et certains souhaitent également que leurs animaux soient examinés par échographie. Le Dr Schmidt confirme également ce souhait des propriétaires d&rsquo;animaux. La Dr Lapsina rappelle l&rsquo;utilité potentielle des marqueurs tumoraux mineurs (par exemple, l&rsquo;hyperglobulinémie, l&rsquo;hypercalcémie, la LDH) et majeurs (par exemple, la thymidine kinase) dans ce contexte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr. Jennifer von Luckner</em></p>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1770028985655 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-2 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824634434"><div class="wpb_wrapper"><div class="vc_icon_element vc_icon_element-outer vc_custom_1756466289582 vc_do_icon vc_icon_element-align-center"><div class="vc_icon_element-inner  vc_icon_element-size-xl vc_icon_element-style-" ><span class="vc_icon_element-icon fa fa-solid fa-file-pdf" style="color:#e51e1e !important"></span><a class="vc_icon_element-link" href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/08/LA_Le-table-ronde-dexperts-Laboklin-au-sujet-du-lymphome_06.2025.pdf"  title="" target="_blank"></a></div></div></div></div></div><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-10 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824644825"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/08/LA_Le-table-ronde-dexperts-Laboklin-au-sujet-du-lymphome_06.2025.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>Le table ronde d&rsquo;experts Laboklin au sujet du lymphome</strong></a></p>

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	</div>
</div></div></div></div>
</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le suivi du troupeau bovin – la phase de transit, clé d&#8217;une production laitière réussie</title>
		<link>https://laboklin.com/fr/le-suivi-du-troupeau-bovin-la-phase-de-transit-cle-dune-production-laitiere-reussie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laboklin &#124; Bad Kissingen &#124; NAH]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2025 09:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LABOKLIN aktuell 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://laboklin.com/cattle-herd-management-the-transition-period-as-key-to-successful-milk-production/</guid>

					<description><![CDATA[La phase de transit est la période allant d'environ trois semaines ante partum à environ trois semaines post partum chez les vaches. Cette période représente une phase très critique dans le déroulement de la lactation d'une vache laitière.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper" id="wpb-content-root"><div class="vc_row wpb_row vc_row-fluid dt-default" style="margin-top: 0px;margin-bottom: 0px"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<p>La phase dite de transit est la période allant d&rsquo;environ trois semaines ante partum à environ trois semaines post partum chez les vaches. Cette période représente une phase très critique dans le déroulement de la lactation d&rsquo;une vache laitière. C&rsquo;est ici que les bases de la lactation suivante sont posées. Les vaches qui surmontent bien cette phase présentent une production laitière plus élevée, une meilleure fertilité et une longévité accrue.</p>
<p>Le vêlage et le passage du tarissement à la lactation fraîche exposent la vache à d&rsquo;importants changements hormonaux, physiologiques et métaboliques, ce qui peut avoir un impact durable tant sur la santé des animaux que sur la production laitière.</p>
<p>En raison de la diminution de l&rsquo;ingestion de matière sèche au tarissement, de l&rsquo;augmentation des besoins du foetus et du début de la lactation, la vache entre dans une phase de bilan énergétique négatif. Pour que cette période soit la plus courte possible, il faut calculer une ration de tarissement adaptée et appétente et garantir une ingestion optimale de la ration grâce à une gestion cohérente de l&rsquo;alimentation et à une quantité suffisante d&rsquo;eau d&rsquo;abreuvement (des abreuvoirs à auge plutôt que des petits abreuvoirs automatiques !).</p>
<p>La condition préalable à un apport adéquat en minéraux pour la prophylaxie de la fièvre de lait (généralement provoquée par une hypocalcémie) est également une bonne ingestion de fourrage ainsi qu&rsquo;une ration équilibrée selon le Dietary-Cation-Anion-Balance (DCAB). En outre, il convient de prévoir des substitutions de calcium et de phosphore chez les animaux à risque ou pendant les périodes à risque.</p>
<p>De plus, le changement hormonal et le stress du vêlage pèsent sur le système immunitaire de la vache, ce qui augmente le risque de maladies infectieuses chez les vaches fraîchement vêlées.</p>
<p>Avec l&rsquo;aide de rations optimisées, d&rsquo;une consommation d&rsquo;aliments assurée et d&rsquo;une gestion systématique de la santé avec des contrôles ciblés, nous pouvons bien accompagner les vaches pendant la phase de transit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>De quelle manière le diagnostic clinique de labora-toire peut-il être utile à cet égard ?</h2>
<p>Les examens cliniques de laboratoire doivent notamment répondre aux questions suivantes :</p>
<ol>
<li>Est-ce que les animaux consomment suffisamment de nourriture et est-ce que la ration couvre les besoins énergétiques ?</li>
<li>Est-ce que l&rsquo;apport en minéraux est correct en ce qui concerne la fièvre de lait clinique et subclinique ?</li>
<li>Quel est le statut immunitaire des animaux ?</li>
</ol>
<p>Les paramètres qui donnent des informations sur la consommation d&rsquo;aliments, la situation métabolique et le statut immunitaire des animaux sont présentés dans le tableau suivant (Tab. 1) :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tab. 1 :</strong> Aperçu des paramètres métaboliques significatifs pendant la phase de transit</p>
<table>
<tbody valign="top">
<tr bgcolor="#e51e1e">
<td><span style="color: #ffffff;"><strong>Paramètre</strong></span></td>
<td><span style="color: #ffffff;"><strong>Signification</strong></span></td>
</tr>
<tr>
<td>Protéine</td>
<td>Approvisionnement en protéines<br />
<span style="font-family: inherit; font-size: inherit;">↑ inflammation prolongée<br />
</span><span style="font-family: inherit; font-size: inherit;">↓ perte de protéines (maladies seuls)</span></td>
</tr>
<tr>
<td>Albumine</td>
<td>↑ déshydratation<br />
↓ réponse immunitaire aiguë (phase aiguë négative-protéine)<br />
↓ consommation de nourriture réduite<br />
↓ lésions hépatiques graves</td>
</tr>
<tr>
<td>Globuline</td>
<td>↑ augmentation de la production d&rsquo;immunoglobulines</td>
</tr>
<tr>
<td>Urée</td>
<td>↑ suralimentation en protéines, éventuellement en cas de manque d&rsquo;énergie parallèle<br />
↓ manque de protéines dans la ration<br />
↓ consommation de nourriture réduite</td>
</tr>
<tr>
<td>Cholestérol</td>
<td>↓ consommation de nourriture réduite</td>
</tr>
<tr>
<td>Bilirubine</td>
<td>↑ consommation de nourriture réduite (ictère d&rsquo;inanition)<br />
↑ charge hépatique</td>
</tr>
<tr>
<td>GLDH</td>
<td>↑ charge hépatique, destruction du tissu hépatique</td>
</tr>
<tr>
<td>γ-GT</td>
<td>↑ charge hépatique, stéatose hépatique</td>
</tr>
<tr>
<td>NEFA</td>
<td>↑ mobilisation des graisses en cas de consommation de nourriture réduite / de ration déficiente en énergie</td>
</tr>
<tr>
<td>β-HBS</td>
<td>↑ métabolisme cétosique en cas de mauvaise consom mation de nourriture / ration énergétique insuffisante</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p>La détermination des minéraux du sang et de l&rsquo;urine, en particulier du calcium, mais aussi du phosphate et du magnésium, est essentielle pour le diagnostic de la fièvre de lait clinique (immobilité) et subclinique (faiblesse des contractions, comportement après la mise bas, déplacement de la caillette). D&rsquo;autres éléments quantitatifs comme le potassium, le sodium et le chlorure peuvent aider à l&rsquo;analyse de l&rsquo;approvisionnement et donc au calcul de la ration et à l&rsquo;ajustement d&rsquo;un DCAB dans la ration d&rsquo;alimentation.</p>
<p>Pour se faire une idée de l&rsquo;état immunitaire d&rsquo;une vache, les paramètres clinico-chimiques tels que la protéine totale, l&rsquo;albumine, les globulines, l&rsquo;hémogramme et les protéines de la phase aiguë sont utiles.</p>
<p>Une augmentation des protéines totales et des globulines n&rsquo;est visible qu&rsquo;après quelques jours lors d&rsquo;un événement inflammatoire. Il en va de même pour les modifications de l&rsquo;hémogramme telles que l&rsquo;augmentation du nombre total de leucocytes ou le déplacement des fractions leucocytaires, surtout la neutrophilie. Les protéines dites de phase aiguë indiquent une inflammation de manière plus sensible et plus spécifique.</p>
<p>L&rsquo;albumine est une protéine de phase aiguë négative, car dans la réaction de phase aiguë, la capacité de synthèse du foie est déplacée en faveur des transporteurs, des médiateurs, des modulateurs et des inhibiteurs ce qui entraîne une diminution de la concentration d&rsquo;albumine. Les protéines majeures de la phase aiguë chez les bovins sont l&rsquo;haptoglobine et le sérum amyloïde A (SAA). Une augmentation de ces protéines dans le sang indique des processus inflammatoires à un stade précoce et convient naturellement aussi au diagnostic d&rsquo;inflammations subcliniques. La SAA augmente plus rapidement que l&rsquo;haptoglobine, qui reste élevée plus longtemps.</p>
<p>En cas de questions supplémentaires et d&rsquo;exigences particulières dans les différentes exploitations, un screening avec les points principaux d&rsquo;analyse présentés peut être complété selon les besoins, par exemple par l&rsquo;évaluation des données de production laitière, des analyses de fourrage, la mesure de l&rsquo;épaisseur de la graisse dorsale, des analyses d&rsquo;oligo-éléments et le diagnostic de charges acidotiques ou alcalotiques par la mesure de NSBA dans les urines</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Encore quelques mots sur la préanalytique :</h2>
<p>Car celle-ci est rarement optimale dans la pratique automobile.<br />
Comment pouvez-vous améliorer la préanalytique ? Lors de la planification des visites de troupeaux au cours desquelles vous souhaitez prélever des échantillons sur plusieurs animaux, planifiez les tours de manière à ce que les échantillons puissent être traités le plus rapidement possible dans le cabinet.</p>
<p>Stockez les échantillons de sang dans la voiture, à l&rsquo;arrêt, au frais en été et à l&rsquo;abri du gel en hiver.</p>
<p>Le sérum convient à la plupart des examens de chimie clinique. Pour réaliser un hémogramme, il faut du sang EDTA. Pour obtenir du sérum, prélevez le sang directement dans le tube à sérum et laissez-le coaguler à température ambiante pendant 20 à 30 minutes.</p>
<p>Il faut ensuite le centrifuger dès que possible, puis pipetter et séparer le surnageant. Versez le sérum dans un tube neutre. Le sérum séparé peut être réfrigéré ou congelé. Prélevez également du sang EDTA directement dans un tube EDTA, de préférence après l&rsquo;échantillon de sérum. Lors du prélèvement de sang, les premiers jets de sang contiennent davantage de facteurs de coagulation, ce qui augmente le risque que le sang EDTA coagulée. Agitez doucement le tube EDTA à plusieurs fois. Le sang EDTA peut être réfrigéré, mais en aucun cas congelé. Évitez absolument toute contamination du sérum par l&rsquo;EDTA (par ex. en inversant les couvercles), car cela entraîne des déplacements notables des électrolytes.</p>
<p>Une bonne préanalytique contribue à éviter l&rsquo;hémolyse. Celle-ci peut notamment fausser l&rsquo;analyse des minéraux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Résumé</h2>
<p>Un bon monitoring pendant la phase de transit contribue à la santé des animaux de manière essentielle et a un effet positif sur la production de lait.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Dr. Anna-Linda Golob, Swanhild Wagenfeld</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>
<b>Game de prestations autour de la phase de transit</b></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">Bilan de transit (+ hémogramme)</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Bilan de transit + haptoglobine (+ hémogramme)</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Bilan de transit + NSBA (+ hémogramme)</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Sérum amyloïde A</span></li>
</ul>
</blockquote>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1713769814380 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12"><div class="vc_column-inner"><div class="wpb_wrapper">
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			<h5><strong>Autres lectures</strong></h5>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Peinhopf W, Prunner I. Diätetische Prophylaxe von Milchfieber und Ketose bei Milchkühen. Tierärztliche Umschau 2016 (Mai); 71 (5), 147 – 156.</strong></span></h6>
<h6><span style="color: #808080;"><strong>Kerwin AL, Burhans WS, Mann S, Nydam DV, Wall SK, Schoenberg KM, Perfield KL, Overton TR. Transition cow nutrition and management strategies of dairy herds in the northeastern United States: Part II &#8211; Associations of metabolic- and inflammation-related analytes with health, milk yield, and reproduction. J Dairy Sci. 2022 Jun;105(6):5349-5369. doi: 10.3168/jds.2021-20863. Epub 2022 Apr 22. PMID: 35469642.</strong></span></h6>

		</div>
	</div>
</div></div></div></div><div style="--wpb-column-gap: 10px" class="vc_row wpb_row vc_row-fluid vc_custom_1733824624772 vc_column-gap-10 wpb_column-gap vc_row-o-equal-height vc_row-o-content-middle vc_row-flex"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-2 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824634434"><div class="wpb_wrapper"><div class="vc_icon_element vc_icon_element-outer vc_custom_1756463037156 vc_do_icon vc_icon_element-align-center"><div class="vc_icon_element-inner  vc_icon_element-size-xl vc_icon_element-style-" ><span class="vc_icon_element-icon fa fa-solid fa-file-pdf" style="color:#e51e1e !important"></span><a class="vc_icon_element-link" href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/08/LA_Le-suivi-du-troupeau-bovin-–-la-phase-de-transit-cle-dune-production-laitiere-reussie_05.2025.pdf"  title="" target="_blank"></a></div></div></div></div></div><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-10 vc_col-has-fill"><div class="vc_column-inner vc_custom_1733824644825"><div class="wpb_wrapper">
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			<p><a href="https://laboklin.com/wp-content/uploads/2025/08/LA_Le-suivi-du-troupeau-bovin-–-la-phase-de-transit-cle-dune-production-laitiere-reussie_05.2025.pdf" target="_blank" rel="noopener"><strong>Le suivi du troupeau bovin – la phase de transit, clé d&rsquo;une production laitière réussie</strong></a></p>

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	</div>
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